Bourse: comment le marché boursier a-t-il réagi à la crise économique et sanitaire de cette année?

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Après la grande dépression des années 30 et la crise des subprimes en 2008, le marché boursier a enregistré l’une des pires années de son histoire avec la crise sanitaire. Pour beaucoup secteur, il en faudra plus de 5 années pour amortir l’effet de la crise et retourner à la normale. On peut prendre à titre d’exemple, le secteur aérien et l’industrie pétrolière. Par contre, D’autres secteurs ont sur tirer leur épingle du jeu. Dans cet article, nous vous proposons un aperçu global des différentes tendances du marché pour cette année.

Un début d’année prometteur

L’année commence bien pour la bourse de Paris.  En fait,  l’indice français CAC 40 a dépassé les 6000 points au mois de janvier. La bourse de paris a continué sur la lancée du mois de décembre où l’indice avait connu sa plus forte progression depuis 1999. Cette tendance s’expliquait par la stabilité au niveau international. 

Après que les tensions irano-américaines ont été rabaissées, une vague d’optimisme s’est abattue sur la bourse de New York. Le S&P 500 a progressé de 2.7%. L’indice de Shanghai a chuté de 0.5%. La bourse japonaise a progressé de 0.1% et l’indice britannique FTSE a régressé de 0.4%. La procédure d’impeachment aux États-Unis n’a pas vraiment aidé la reprise des marchés en ce début de printemps. Les séquelles de la guerre commerciale sino-américaine pèsent encore sur l’élan des bourses mondiales.

La tendance boursière au début peut être vue comme un cycle assez mitigé. Elle est prise en proie par les aléas des conflits internationaux et la crise politique aux États-Unis. Le facteur Coronavirus découvert en chine peut aussi être pris en compte dans la performance mi-figue mi-raisin des marchés. 

L’effondrement du marché boursier suite à la crise sanitaire

Dans la semaine du 24 février, le Dow Jones ainsi que l’indice londonien du FTSE ont chuté de 3% en lundi quand la pandémie commençait à s’étendre en dehors de Chine. Les bourses européennes du Dax , CAC 40 et IBEX 35 ont chuté de 4%. Au cours de la même  semaine, la chute du Dow s’est poursuivie avec une perte de 1191 points.

La semaine d’après, les résultats seront beaucoup plus terribles puisque le S&P 500 chute jusqu’à 7%. La perte enregistrée par le Dow a presque doublé. En fait, l’indice moyen industriel du marché de New York a perdu 2014 points soit une baisse de 7.8%. L’euro stoxx 600 est lui tombé en dessous de 20%. Au 12 mars, la performance des marchés est encore chaotique. L’indice japonais Nikkei 225 a diminué de 20%. Le Nasdaq et le S&P 500 ont respectivement chuté de 9.4% et 9.5%. 

L’industrie pétrolière a été le secteur le plus touché par la crise sanitaire. Le 20  avril, le prix du gallon de pétrole était négatif; ce qui ne s’est jamais produit sur le marché. Avant cet épisode tragique, le prix du pétrole chutait presque chaque jour. La baisse de la demande occasionnée par le confinement strict imposé par les autorités expliquent ce phénomène. 

Pour faire face à la crise, les autorités ont entrepris des plans de relance pour stimuler la croissance économique. Au mois de Mars, le gouvernement a initié un plan de relance de 2 000 milliards pour subvenir aux besoins des ménages et des entreprises fragilisées par la crise sanitaire. L’Union européenne a pour son compte conduit un plan de relance de 750 milliards. 

Reprise: Déconnexion entre l’économie réelle et le marché boursier 

On va reprendre les propos de l’ancien Candidat à la présidence des États-Unis, Pete butigieg: «  Wall Street n’est pas l’économie américaine ». On a constaté que l’économie peine à se relancer après les soutiens des gouvernements. La bourse quant à elle, démarrait rapidement et connaissait même des chiffres records.

Une analyse des données boursières montre qu’entre le 18 mars et le 17 juin, le NASDAQ Composite américain a augmenté de 41,8 % et le S&P 500, les 500 premières valeurs de 27 %. D’après les statistiques de IDMidCaps, tous les indices mondiaux étaient dans le vert à la fin du second trimestre. La bourse de Paris a progressé de 12,3%; sa meilleure performance trimestrielle sur toute l’année. L’indice mondial MSCI WORLD table autour d’une croissance de 18.8%.

Parallèlement, le PIB dans la zone OCDE a chuté d’au moins 9.8% au second trimestre. La France et l’Angleterre sont les plus touchés par la crise sanitaire. En effet, les mesures de confinement strictes imposées par ces deux pays ont fait plonger la croissance économique anglaise et française aux taux respectif de (-20.4%) et (-13.8%). L’économie allemande ayant pu mieux gérer le Covid dans la zone euro n’a été contractée que de 12.4%. Les États-Unis quant à eux, ont connu une baisse de leur PIB de seulement 9.5%. 

Les entreprises technologiques: Grand gagnant de cette crise sanitaire 

La crise sanitaire a été très favorable à la tendance haussière des entreprises technologiques. Par exemple, L’indice composite COMP du Nasdaq, qui est fortement axé sur la technologie, a fait un bond de 44 % en 2020, tandis que l’indice SPX du S&P 500 a augmenté de 16 %. Sur les 11 secteurs du S&P 500, le secteur technologique représente 28 % du poids de l’indice, sur la base du SPDR S&P 500 ETF Trust SPY , qui reflète la pondération du S&P 500.

Le grand champion des entreprises est sans conteste l’entreprise de visioconférence, Zoom Video Communications Inc. L’action de Zoom a progressé de 451%. Des géants Amazon et Apple ont vu leurs actions progresser de 75%. La capitalisation boursière des deux entreprises  compte respectivement pour 2.3 trillions et 1.63 trillions de dollars. L’espace de marché artisanal Etsy a aussi connu un boom spectaculaire au cours de l’année 2020. En effet, son action a augmenté de 240% depuis le début de l’année. 

Le secteur aérien dans une impasse inédite

L’autre secteur qui a durement frappé par la crise après l’industrie pétrolière: l’aérospatiale. En fait, pour beaucoup d’observateurs, il en faudrait plus de trois années à Airbus et Boeing pour revenir à la situation normale. Pour le premier semestre, le chiffre d’affaires de Boeing a reculé de 26%.Boeing termine le premier semestre 2020 avec -323 nouvelles commandes nettes, en raison de 382 annulations. Les commandes nettes d’Airbus pour la même période sont positives (298).

En plus, les deux compagnies ont enregistré des niveaux de pertes similaires pour les 6 premiers mois. Elles ont perdu 10,4 milliards de dollars de liquidités. Toutefois, le constructeur européen a connu une moins mauvaise année que l’avionneur américain car il a délivré plus que son compétiteur. Cette tendance au niveau du secteur aérien est imputable à la crise sanitaire qui oblige les autorités à fermer les aéroports.

Tesla enfin au sommet

Le chiffre d’affaires de Tesla a progressé au cours des cinq dernières années, et l’entreprise génère régulièrement une marge brute de plus de 20 %, ce qui est proche du sommet de l’industrie automobile. L’action Tesla a connu un bond spectaculaire de 740%. A présent la capitalisation boursière de l’entreprise frôle 690 milliards et la met au rang des entreprises les mieux cotées sur le marché boursier. 

Les ventes de Tesla ont presqu’atteint 500 000 voitures. Pour le mois d’ octobre-décembre, Tesla a vendu 180 670 voitures. Les offres d’actions et de dettes ont permis à la société de presque tripler ses liquidités disponibles, qui sont passées de 5,3 milliards de dollars au troisième trimestre de l’année précédente à 14,5 milliards de dollars. Ces liquidités sont essentielles au financement de la construction rapide de giga usines supplémentaires, ainsi qu’à l’innovation continue dans le domaine des batteries.

 

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