Clôture Wall Street : Nasdaq -1,22%; Dow Jones -1,27%

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Wall Street termine en nette baisse ce jeudi soir. Les investisseurs ont pris connaissance aujourd’hui d’un niveau d’inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage moins bon qu’attendu. Néanmoins, l’indice d’activité manufacturière régionale de la Fed de Philadelphie a progressé en décembre 2009, ainsi que l’indice des indicateurs avancés US en novembre. Ces deux statistiques sont ressorties supérieures aux attentes. Du côté des entreprises, le titre Citigroup s’est affiché en vif recul alors que l’Etat a finalement décidé de conserver ses parts dans le groupe. Par ailleurs, le titre FedEx a chuté après la publication trimestrielle du groupe. Enfin, la hausse du dollar a pénalisé également les indices américains ce jeudi (parité Euro/Dollar à 1,434). Le DJIA a clôturé en baisse de 1,27% à 10.308 pts et le Nasdaq a cédé 1,22% à 2.180 pts.

Le Département US au Travail vient d’annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont augmenté de 7.000 pour la semaine close au 12 décembre pour s’établir à 480.000. Un chiffre moins bon qu’attendu puisque le consensus Bloomberg tablait sur 465.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 467.500 pour la période terminant le 12 décembre. Un chiffre en baisse de 5.250 par rapport à la semaine précédente et en repli pour la 15eme semaine consécutive. Le taux de chômage indemnisé lors de la semaine close le 5 décembre atteint 3,9%, inchangé par rapport à la semaine précédente. Le nombre de chômeurs indemnisés sur la même période s’établit à 5,186 millions, en hausse de 5.000 par rapport à la semaine précédente.

L’indice d’activité manufacturière régionale de la Fed de Philadelphie a progressé à 20,4 en décembre 2009, contre 16,7 sur le mois antérieur et 16 anticipé par le consensus. L’indice est positif depuis cinq mois, signalant l’expansion. Les autres grands indicateurs suggèrent une poursuite de la croissance, mais ils retombent quelque peu par rapport à leur lecture de novembre. L’indicateur des commandes nouvelles régresse ainsi de 8 points ce mois à 6,5, alors que l’indice des livraisons recule de 0,4 à 15,3. L’indice de l’emploi bondit en revanche nettement à 6,3 contre -0,5 en novembre. Pour la première fois depuis fin 2007, plus d’entreprises ont signalé une augmentation de l’emploi que de baisses.

Le Conference Board américain a fait état ce jeudi d’un indice des indicateurs avancés US en augmentation de 0,9% en novembre 2009, après une croissance de 0,3% en octobre et une hausse de 1,2% en septembre. Le consensus tablait sur un progression de 0,7%. Says Ataman Ozyildirim, économiste au Conference Board, a déclaré : “le Conference Board LEI a été sur une tendance haussière sur plus de la moitié de l’année et il est désormais légèrement supérieure à son dernier sommet atteint en Juillet 2007. L’amélioration des conditions financières, des indicateurs du marché du travail et du logement permis ont aidé le LEI à poursuivre ses gains en novembre. Cependant, son taux de croissance six mois a quelque peu ralenti ces derniers mois”. Dit Ken Goldstein, économiste au Conference Board, indique de son côté : “Les indicateurs montrent une nouvelle année brillante. Le LEI US a augmenté pour le huitième mois consécutif. Pour l’avenir, on peut s’attendre à ce que l’économie s’améliore lentement jusqu’en 2010”.

Le Comité bancaire du Sénat a approuvé ce jeudi la nomination pour un deuxième mandat de quatre ans de Ben Bernanke en tant que directeur de la Réserve Fédérale américaine. Le débat avant le vote était controversé. Plusieurs sénateurs se sont en effet plaints de la décision de la Fed de ne pas fournir les informations qu’ils avaient demandées avant le vote. Au final, 16 sénateurs ont soutenu Bernanke, tandis que sept membres se sont opposés à la candidature. Ce vote positif doit désormais être suivi par le vote solennel au Sénat, après les fêtes de fin d’année.

La Banque Centrale américaine a laissé son taux des fonds fédéraux inchangé mercredi soir, au plus bas entre 0 et 0,25% afin de stimuler la croissance économique et de permettre de réduire le chômage. La Fed entend conserver ses taux bas durant une période prolongée.

Dans son communiqué du jour, la Fed précise que l’information reçue depuis la réunion de novembre suggère que l’activité économique a continué de se reprendre et que la détérioration du marché du travail se tempère. Le secteur immobilier a montré des signes d’amélioration durant les mois récents. Les dépenses des ménages semblent progresser à un rythme modéré d’après la Fed, même si ces dépenses restent limitées par un faible marché du travail, une modeste croissance des revenus, une plus faible richesse immobilière et un crédit serré.

Si l’activité économique devrait probablement demeurer faible pendant un temps, le Comité anticipe que les actions de politique monétaire pour stabiliser les marchés financiers et les grandes institutions financières, les mesures de stimulus fiscales et monétaires et les “forces de marché” devraient contribuer à un renforcement de la croissance économique et un retour graduel à un plus haut niveau d’utilisation des ressources dans un contexte de stabilité des prix…

Pour le Comité, les conditions économiques, à savoir les faibles niveaux d’utilisation des ressources, la tendance d’inflation contrôlée et les anticipations stables d’inflation, devraient probablement justifier encore des niveaux de taux exceptionnellement bas pendant une période étendue.

VALEURS A SUIVRE

Citigroup (-7%). Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Citigroup ces derniers jours. La banque qui cherche depuis plusieurs semaines à l’image de ses homologues Bank of America et Wells Fargo, à se débarrasser de l’Etat, devra finalement attendre. L’Etat a en effet décidé de conserver ses actions (34% du capital de la banque), car le prix d’émission de l’augmentation de capital du groupe s’est avéré bien plus faible que prévu. Faute de demande des investisseurs, la banque a ainsi dû fixer hier soir à 3,15$ par action le prix de son émission prévue de 17 Mds$, destinée à rembourser les aides reçues de l’Etat pendant la crise (20 Mds$). Quant à l’Etat, il était prévu qu’il apporte une grande partie de ses actions à cette occasion… Mais il a changé d’avis pour ne pas accuser de moins-value, ses titres étant valorisés à 3,25$ pièce. Le gouvernement compte désormais attendre et céder sa participation ultérieurement, au gré de l’évolution du cours de Bourse, selon des sources proches du dossier.

Citigroup. Par ailleurs, l’Abu Dhabi Investment Authority qui doit racheter 235,6 millions de titres ordinaires de la banque américaine pour 7,5 Mds$, conformément aux termes d’un accord initialement conclu il y a deux ans se montre réticente à honorer le deal dans les conditions initiales, puisque cela l’obligerait à racheter des titres Citigroup à… huit fois leurs cours actuels ! La firme des Emirats juge en effet que Citigroup l’a trompée à propos de cet investissement, et tente donc de mettre un terme à cet accord. Le fonds souverain fait état d’une mauvaise présentation, frauduleuse, de Citi, et demande 4 Mds$ de dommages en cas de maintien de l’accord. Citi juge ces accusations sans fondement.

Bank of America (-2%). Après des semaines de recherche infructueuse en externe, la banque américaine a confié cette nuit le poste de directeur général à Brian Moynihan, l’actuel responsable de la banque de détail (consommation et PME) du groupe. A 50 ans, Moynihan remplacera Kenneth Lewis, qui quittera prématurément son poste en fin d’année, sous la pression de critiques sur sa gestion de la crise financière, en particulier sur les condistion d’acquisition de Merrill Lynch, fin 2008. La décision de nommer Moynihan intervient après l’échec de négociations avec Robert Kelly, le patron de la Bank of New York Mellon, qui aurait refusé les conditions de rémunération proposées par la banque… Pour l’instant, on ne connait pas le montant du salaire et des primes éventuelles qui seront versés à Moynihan.

AIG (-2%). Selon le Financial Times, AIG se préparerait à introduire en bourse son unité d’assurance vie asiatique (AIA) à Hong Kong. D’après le journal, cette opération pourrait permettre au groupe de lever entre 10 et 20 Milliards de dollars. Selon des sources proches du dossier, AIA pourrait débuter ses cotations au second trimestre 2010. Toujours selon les mêmes sources, les deux coordinateurs seraient Morgan Stanley et Deutsche Bank.

General Mills (+1%). Le géant américain de l’alimentation, vient de dévoiler ses résultats du second trimestre clos le 29 novembre. Son résultat net ressort en hausse de 49% à 565,5 Millions de dollars, soit 1,66$ par action. Son revenu grimpe de 1,7% à 4,08 Milliards de dollars. En base ajusté, le bpa s’affiche à 1,54$, en progression de 13%. Les analystes tablaient sur un bpa trimestriel de 1,44$. Par ailleurs, le groupe rehausse ses anticipations sur l’exercice fiscal 2010. Ainsi, le bpa est désormais attendu entre 4,52 et 4,57$ (contre une ancienne fourchette d’anticipations qui allait de 4,40 à 4,45$). Les analystes anticipaient jusque là un bpa annuel de 4,51$.

Rite Aid (+12%). La chaîne pharmaceutique américaine basée en Pennsylvanie dévoile ses résultats de son troisième trimestre fiscal 2010. Sur la période, le revenu ressort à 6,35 Milliards de dollars contre 6,47 Mds$ un an plus tôt. A magasins constants, les ventes sont en baisse de 0,5%. La perte nette s’élève à 83,9 Millions de dollars, soit 0,10$ par action, contre une perte de 243,1 M$ (0,30$ par action) sur la même période de l’exercice précédent. L’Ebitda ajusté est de 254,2 M$, soit 4% des revenus, contre 259,6M$ (4% de revenus) un an avant. Les analystes anticipaient une perte trimestrielle de 0,18$ par action, pour des ventes de 6,38 Mds$. Sur l’ensemble de l’exercice 2010, le groupe table sur des ventes comprises entre 25,6 Mds$ et 25,9 Mds$. A magasins constants, les ventes sont attendues entre une baisse de 1% et une hausse de 0,5%. L’Ebitda ajusté devrait être, selon le groupe, compris entre 925 et 975 M$. Enfin la perte nette est attendue entre 413 et 542 M$(entre 0,50$ et 0,66$ par action).

FedEx (-6%). Le géant américain des services de livraisons basé à Memphis vient d’annoncer les résultats de son deuxième trimestre fiscal 2010 clos fin novembre 2009. Sur la période, la firme enregistre comme attendu un bénéfice net de 345 Millions de Dollars ou un bpa de 1,10$ contre un profit net de 493 M$ ou un bpa de 1,58$ un an plus tôt. Le bénéfice opérationnel chute de 27% à 571 M$.Le chiffre d’affaires recule de 10% à 8,6 Milliards de Dollars. Le consensus tablait sur un bpa de 1,06$ pour des ventes de 8,6 Mds$. Pour le trimestre en cours, la direction indique viser un bpa compris entre 50 et 70 cents, alors que pour la totalité de l’exercice, le bpa est attendu entre 3,45$ et 3,75$. “Le moment positif pour l’économie mondiale et l’exécution continue de notre stratégie d’entreprise ont tiré la croissance des volumes sur l’ensemble des segments de transport de FedEx, comme le montre notamment l’augmentation des expéditions internationales, déclare Frederick W. Smith, PDG du groupe.

Johnson & Johnson (stable). Le géant américain des équipements médicaux et de la pharmacie annonce son intention d’acquérir le groupe Acclarent Inc. fabricant de matériel pour otho-rhino-laryngologie, pour 785 Millions de dollars. Cette opération, entièrement en cash, permettrait à J&J de renforcer ses activités médicales dans les domaines de l’oreille, le nez et la gorge. Elle devrait être finalisée au premier trimestre 2010, et aura un effet dilutif sur le bpa ajusté 2010 du groupe, de 0,03 à 0,04$. Les analystes anticipent en moyenne que J&J publie un bpa 2010 d’environ 4,93$. Les conseils d’administrations des deux entreprises et les actionnaires d’Acclarent ont approuvé la transaction, qui reste soumise au feu vert des autorités américaines.

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