La progression des contrats d’assurance-vie dans le patrimoine des Français

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Assurance-vie

L’intérêt des ménages français pour l’assurance-vie s’est accru depuis une quinzaine d’années. Ce produit d’épargne reste sans surprise le placement préféré des Français. Les déclinaisons possibles sont nombreuses, comme le contrat CLER d’AGIPI.

L’évolution du pourcentage de ménages ayant au moins un contrat d’assurance-vie

En 2004, 26,2 % des ménages français possédaient au moins un contrat d’assurance-vie. En 2018, la proportion de ménages ayant choisi ce type de placement atteignait 39 % de la population.

Les pères de famille ayant au moins 60 ans sont presque deux fois plus nombreux que ceux qui ont moins de 30 ans à avoir souscrit au moins un contrat d’assurance-vie. Par ailleurs, un peu plus de deux tiers des cadres et des membres des professions libérales qui ont pris leur retraite ont un ou plusieurs contrats d’assurance-vie. Les anciens agriculteurs sont 58 % à avoir choisi ce type de produit d’épargne. En ce qui concerne les commerçants ou les dirigeants d’entreprises retraités, 53 % d’entre eux ont fait ce choix.

La progression des contrats d’assurance-vie s’est faite au détriment de la détention des portefeuilles de titres cotés en Bourse. En effet, la proportion de ménages possédant des valeurs mobilières est passée de 24,2 % en 2004 à 15,6 % en 2018.

Les causes de cette évolution

La baisse du nombre de personnes possédant un portefeuille de titres cotés en Bourse peut s’expliquer par le fait que de nombreux Français se méfient des placements risqués. Cette attitude est compréhensible, car pour gérer soi-même avec succès un portefeuille d’actions, il est indispensable de posséder une solide culture financière. Il en résulte que les personnes qui n’ont pas la chance d’avoir une formation supérieure en économie ou qui ne sont pas des professionnelles de la finance ne sont guère incitées à acheter elles-mêmes des actions.

En outre, la crise financière qui a eu lieu en 2008 n’a pas été de nature à attirer les épargnants vers la Bourse. La remontée des marchés financiers qui a eu lieu après cette crise et le renforcement des lois boursières n’ont pas suffi à enrayer cette évolution. Il en est de même en ce qui concerne les avantages fiscaux offerts par le plan d’épargne en actions.

Toutefois, les personnes ayant choisi l’assurance-vie s’intéressent davantage aux contrats multisupports, car le rendement des fonds en euros a baissé continuellement jusqu’en 2017, année au cours de laquelle il n’a pas dépassé 1,8 %.

Le contrat multi-supports permet de diversifier ses placements en arbitrant entre des fonds en euros totalement sécurisés et des placements plus risqués, mais offrant un meilleur rendement. Les épargnants peuvent notamment faire indirectement des placements immobiliers sans subir les contraintes de gestion de ce type d’investissement. Ils peuvent aussi profiter des opportunités offertes par les sociétés situées sur des marchés porteurs tels que la santé ou l’environnement.

Les critères à prendre en compte pour le choix d’un contrat d’assurance-vie

En choisissant un contrat multi-supports, l’épargnant a des chances de bénéficier d’un meilleur rendement, mais il prend davantage de risques. En conséquence, il est indispensable qu’il compare les performances passées des différents contrats parmi lesquels il doit faire un choix. Il a par ailleurs intérêt à se renseigner auprès de l’Autorité des marchés financiers pour vérifier si les organismes qui lui proposent des contrats se conforment à leurs obligations.

Comme la plupart des Français, il doit adapter le niveau de risque à son âge. Les épargnants français ayant moins de 35 ans sont 42 % à être sensibles à la sécurité de leurs placements. Mais ce critère est considéré comme le plus important par les personnes qui ont plus de 55 ans. Quelques indications sont toujours utiles pour aider à choisir le contrat offrant le meilleur rapport bénéfice-risque.

Sources:

  • Baromètre 2018 de l’épargne vie. Montant moyen pour les contrats d’assurance-vie « standard ».
  • Les Français, l’épargne et l’assurance vie. Étude Ipsos (2017)

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