Crédit immobilier : Comment faire face aux difficultés de paiement ?

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La crise sanitaire que nous traversons débouche aussi sur une crise économique. Bouleversement des acteurs de chaque secteur, licenciements économiques justifiés par une conjoncture très défavorable, l’économie est entrée dans une véritable phase d’instabilité. Pour les particuliers, il en résulte parfois une plus grande précarité, de nature à engendrer des difficultés de remboursement. Notamment en ce qui concerne les prêts immobiliers. Lorsque l’on sait qu’en 2019, près de 1,3 millions de ménages ont contracté un prêt immo, nous comprenons l’importance du phénomène. Voici plusieurs pistes à creuser pour faire face aux difficultés de remboursement de votre prêt immobilier.

Une réelle augmentation du risque de défaut des emprunteurs

La hausse du chômage partielle, les licenciements économiques, la conjoncture actuelle est très négative.Aujourd’hui, près d’un tiers des ménages remboursent un crédit immobilier.

Une réelle augmentation du risque de défaut des emprunteurs
L’une des prérogatives du HCSF est de lutter contre le surendettement des ménages

C’est parce que l’incertitude prédomine et sur le conseil du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière), que les banques ont durci les conditions d’accès au crédit. Pour éviter le risque de surendettement des ménages, le Haut Conseil a par ailleurs préconisé un certain nombre de mesures comme :

  • Le respect plus scrupuleux du taux d’endettement de 33 %
  • L’apport rendu quasiment obligatoire (10 % minimum du projet)
  • L’impossibilité de contracter des prêts immobiliers sur une durée supérieure à 25 ans

Si ces mesures permettront d’éviter les risques d’impayés des futurs dossiers, elles ne permettent pas d’apporter une réponse et des solutions concrètes aux emprunteurs ayant eu recours à un crédit il y a quelques années. Pour eux, des solutions adaptées existent également. Elles dépendent avant tout des possibilités qu’offrent chaque contrat.

Demander à reporter ses échéances

Cette solution est la plus simple. Elle permet à un emprunteur de suspendre le versement des échéances. Dans la majorité des cas, cela se traduit par une suspension du remboursement du capital emprunté. Mais pas nécessairement des intérêts. L’assurance du prêt immobilier doit continuer à être versée.

Bon à savoir : Selon le prêt immobilier que vous avez signé, certains organismes n’autoriseront pas la suspension des versements. La suspension des versements peut être prévue pour une durée stipulée dans le contrat. Dans le cas contraire, il convient de la négocier avec votre conseiller bancaire.

Si cette solution peut paraitre optimale, elle ne sera cependant pas gratuite. Selon Les Echos, reporter de 3 mois un crédit souscrit en 2018 pour un montant de 200 000 € et un taux de 1,5 % entrainerait un allongement du crédit de 4 mois en moyenne. Pour un surcoût d’environ 900 € au total. Soit dans notre exemple, quasiment le montant d’une mensualité (965 €). Aux mêmes conditions, un report d’un an entrainerait quant à lui un coût additionnel de près de 4 000 €.

Adapter ses échéances à son rythme de vie

Adapter ses échéances à son rythme de vieLorsque vous contractez un prêt immobilier, il est possible de le contracter avec des mensualités modulables. Si votre crédit dispose d’une telle clause, vous pouvez en principe adapter les mensualités à la hausse comme à la baisse. Dans des proportions allant de 10 à 30 %. Dans la majorité des cas, la clause de modularité peut être invoquée pour des évènements comme la perte d’un emploi ou encore la baisse de revenus.

Ici aussi, moduler son crédit représente aussi un coût pour l’emprunteur. Néanmoins, celui-ci semble être plus faible que le report d’échéances. Si votre contrat de prêt immobilier dispose d’une telle clause, il est plus pertinent d’y avoir recours plutôt que de demander un report des échéances.

Changer d’assurance sur son prêt immobilier

C’est une solution qui vous permettra selon les cas d’économiser plusieurs milliers d’euros. La loi Bourquin de 2018 permet en effet aux souscripteurs de crédits immobiliers de pouvoir changer d’organisme d’assurance. Et ce à chaque date anniversaire du contrat avec l’organisme prêteur. Si vous avez contracté un crédit immobilier et l’assurance de ce crédit avec la même banque, celle-ci ne peut s’opposer à la résiliation de l’assurance. La seule condition de validité est de souscrire un contrat avec un autre organisme dont les modalités de couverture sont au moins équivalentes à celles de votre précédent contrat d’assurance.

L’association de protection des consommateurs UFC que choisir avait par ailleurs estimé que les montants économisés pouvaient aller jusqu’à plusieurs milliers d’euros. Si il avait été question pendant plusieurs semaines de rendre la possibilité pour le souscripteur de changer d’organisme d’assurance à tout moment, cette disposition n’a pas été validée par le pouvoir législatif.

Dans tous les cas de figure, vous pourrez toujours effectuer une simulation pour évaluer le montant d’un nouveau contrat d’assurance.

Le regroupement de crédit : Une solution pour économiser rapidement

Le regroupement de crédit : Une solution pour économiser rapidementSi vous disposez d’un prêt immobilier et d’un autre prêt comme un prêt personnel ou un crédit automobile, le regroupement de crédit peut être une solution utile.

Le regroupement de crédit, aussi nommé rachat de crédits est une solution qui consiste à grouper toutes vos dettes au sein d’un même organisme. Pour l’emprunteur, cette solution offre à la fois plus de simplicité mais elle permet également d’économiser sur le taux. En effet, dans la majorité des cas, regrouper l’ensemble de ses dettes permet de bénéficier d’un taux plus avantageux. D’autant plus aujourd’hui avec des taux d’intérêt qui sont au plus bas.

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