Crise sanitaire : Les primo-accédants tirent le marché immobilier vers le haut

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Si la crise sanitaire a pu questionner de nombreux investisseurs, il n’en est rien des primo-accédants qui n’ont pour la plupart pas freiné leur projet de premier achat immobilier. Entre volonté de se sécuriser un toit au dessus de la tête et souhait de profiter encore des taux d’intérêts bas, les raisons sont diverses et variées.

La crise sanitaire n’altère pas les projets d’achat immobilier

C’est le constat froid que l’on pourrait faire. Depuis le déconfinement, les professionnels de l’immobilier notent cette tendance : la crise sanitaire n’a pas touché les projets immobiliers, notamment ceux des primo-accédants.

Au niveau des banques, l’incertitude économique a également été marquée par un accès plus difficile au crédit, malgré des taux toujours bas, aux acheteurs qui souhaitaient investir plutôt qu’acheter une résidence principale. En ce sens, les dossiers des primos-accédants souhaitant posséder leur résidence principale ont été plus rassurants pour de nombreuses banques et donc plus facilement acceptés.

Juillet 2020 : Des chiffres qui ne trompent pas

Juillet 2020 : Des chiffres qui ne trompent pas
La crise sanitaire n’a pas altéré la volonté des primo-accédants !

Si le marché immobilier est reparti rapidement après le déconfinement, il le doit en grande majorité aux primo-accédants. Ils représentaient en effet plus des deux tiers des achats sur le marché immobilier. 68 % pour être tout à fait précis sur le mois de Juillet 2020 comme le révèle la société de rachat de crédits et de courtage immobilier CAFPI.

En Avril et en Mai 2020, ils étaient respectivement de 66 % et de 62 %, toujours selon les sources de CAFPI.

Concernant les montants moyens empruntés, ils sont relativement stables depuis le déconfinement, puisqu’ils flirtent avec les 230 000 € pour une durée d’emprunt s’étalant en moyenne sur 281 mois (un peu plus de 23 ans).

Des taux de crédit qui restent à des niveaux très bas

C’est évidemment la variable clé lorsque l’on évoque l’achat immobilier : le taux de crédit. Il est possible que de nombreux acheteurs aient pu anticiper une éventuelle hausse des taux d’intérêts dans les semaines ou plus vraisemblablement dans les mois à venir. En ce sens, l’accession à la propriété s’est faite aussi pour diminuer la charge de l’emprunt. En ce sens, la crise sanitaire a été pour certain un accélérateur dans leur prise de décision. C’est ce que semblent noter plusieurs spécialistes du secteur immobilier.

Pour l’heure, les taux d’intérêts d’emprunt restent relativement bas. En témoigne en effet les différents taux moyens observés à 10, 15 et 20 ans.

  • Des taux de crédit qui restent à des niveaux très bas Le taux d’emprunt à 10 ans : 0,9 %
  • Taux d’emprunt à 15 ans : 1,14 %
  • Taux d’emprunt à 20 ans : 1,35 %

A ces taux, il faut ajouter 0,34 % pour l’assurance du crédit 

Les taux sont ceux observés le 21 Août 2020 sur le site Meilleurtaux.com

Les courtiers mettent également en avant des accès inégaux au crédit et fonction des régions. Les taux sont très bas pour un achat en Occitanie ou en Provence Alpes Côtes d’Azur. Mais ils les sont plus hauts pour l’achat en Corse ou dans les départements et régions d’Outre Mer.

De plus, les primo-accédants restent fortement incités à l’achat via les prêts à taux zéro, lorsque le projet immobilier est celui de l’achat d’une résidence principale. Pour l’investissement locatif, il n’est pas possible de recourir aux prêts à taux zéro. Et cela, même si il s’agit de votre premier achat.

Pour le profil de biens recherchés, le primo-accédant aurait tendance à se diriger vers les biens anciens, puisqu’environ les trois quarts des demandes se font sur des biens déjà existants.

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