Devises : l’Euro revient dans le calme sous les 1,23$

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L’Euro consolide ses positions ce jeudi matin en Asie après son rebond récent au-dessus de la zone des 1,23/$. La devise européenne revient à 1,2270/$ entre banques, dans un marché plus calme qui a pris acte des bons chiffres publiés aux Etats-Unis hier, à commencer par la production industrielle qui a grimpé de 1,2% sur le mois de mai 2010, après une hausse de 0,7% en avril.

La production manufacturière a augmenté de 0,9% le mois dernier et de 7,9% en comparaison de l’an dernier. Le taux d’utilisation des capacités de l’industrie “totale” a affiché une hausse de 1 point de pourcentage, à 74,7%, soit un niveau encore bas historiquement mais une progression de 6,2 points de pourcentage en glissement annuel.

La croissance de la production industrielle US en mai ressort comme la plus élevée depuis août dernier, avec l’automobile et le segment utilities. Le taux d’utilisation des capacités est le plus important depuis octobre 2008.

L’euro reste proche malgré tout de ses meilleurs niveaux depuis le début du mois de juin. La dégradation au statut de “junk bond” de la dette de la Grèce par Moody’s, ainsi que des rumeurs, démenties, d’une demande d’aide européenne par Madrid, ont été globalement surmontées par les marchés, d’autant que les dernières adjudications obligataires se sont plutôt bien déroulées…

Du côté politique, aussi, l’Europe a montré un visage plus uni, ce qui a largement contribué à soutenir la monnaie européenne ces derniers jours. Le dîner de travail entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en début de semaine a en effet permis d’aplanir certaines divergences entre la France et de l’Allemagne : Paris a accepté les principales exigences de Berlin, notamment en matière de sanction des Etats laxistes, dont le droit de vote au Conseil européen pourra être provisoirement retiré.

La notion de “gouvernement économique de l’Europe” a également été clarifiée : il n’y aura pas de “secrétariat général permanent” voulu par Nicolas Sarkozy, mais les dirigeants européens pourront se rencontrer en cas de besoin dans un cadre moins formel, comme le souhaitait Angela Merkel. L’Allemagne craignait en effet qu’un gouvernement économique ne soit tenté de restreindre l’autonomie de la BCE en matière de politique monétaire.

Après des mois de relations houleuses, les deux dirigeants parlent donc enfin d’une même voix, en attendant le Conseil européen de ce jeudi, puis fin juin, le G20 de Toronto, où ils soutiendront notamment l’idée de taxes mondiales sur les banques et sur les transactions financières…

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