Entretien avec Richard Seurat, PDG d’ANovo : quel impact de la crise économique et financière sur la société ?

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Richard Seurat, quel est l’impact de la crise économique sur l’activité d’ANOVO ?

Richard Seurat : L’activité d’ANOVO se répartit pour partie sur des produits sous garantie et pour l’autre partie sur des produits hors garantie. Lorsque l’économie va bien, les ventes de produits neufs sont élevées et l’activité sur les produits sous garantie est forte.

A l’inverse, quand le contexte macroéconomique est plus difficile, les produits hors garantie se tiennent bien. ANOVO est donc une société peu sensible aux cycles économiques.

Vous subissez davantage l’impact de la crise financière…

R.S. : Effectivement, notre situation de trésorerie s’est dégradée et notre BFR s’est tendu alors qu’il est traditionnellement assez faible. Notre endettement s’élève encore à 70 Millions d’Euros, à fin septembre 2008, contre, rappelons le, 200 ME il y a 5 ans.

Le bilan d’ANOVO supporte également 54 ME de survaleurs d’acquisitions héritées de la gestion passée. La crise financière a eu un fort impact sur notre trésorerie, comme pour la plupart des entreprises. Les assureurs crédit se sont alarmés et la hausse des taux nous a pénalisés.

Quelle solution avez-vous trouvée pour remédier à cette situation ?

R.S. : Nous proposons une augmentation de capital de 15 MEUR réservée par incorporation de créance, ainsi qu’une émission de BSA destinée à l’ensemble des actionnaires actuels. L’objectif consiste à faire revenir le ‘gearing’ sous la barre de 1 contre 1,6 actuellement. L’opération envisagée bénéficie d’une attestation d’équité.

A l’issue de l’augmentation de capital réservée, les nouveaux actionnaires pourraient détenir 47% du capital dans un premier temps puis 36,4% après exercice de la totalité des BSA.

Qui sont ces nouveaux actionnaires ?

R.S. : Il s’agit de M. Christian Guilbert, actuel administrateur de STEF-TFE, qui s’est associé à 50/50 avec les managers d’ANOVO qui vont donc être impliqués personnellement et financièrement dans le projet de consolidation financière.

A quel niveau va se situer votre endettement à l’issue de cette augmentation de capital réservée ?

R.S. : L’endettement net d’ANOVO va revenir à 55 ME (sur la base des comptes à fin septembre 2008) dont environ 20 ME de ‘lease-back’ immobilier.

Dès lors, la société n’aura plus besoin de céder des actifs afin de faire face à ses échéances financières et notre bilan sera équilibré, ce qui permettra d’optimiser notre BFR et de maximiser la génération de cash dans un contexte de croissance profitable.

Quelles sont vos prévisions de profitabilité ?

Richard Seurat : Le résultat opérationnel d’ANovo avant dépréciation des écarts d’acquisition devrait être supérieur à 12,5 MEUR sur l’exercice pour un chiffre d’affaires supérieur à 375 ME.

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