Etats Unis : Zoom sur le plan de relance à 1 900 milliards

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Samedi dernier, la chambre des représentants validait le plan de relance de plus de 1 900 milliards de dollars souhaité par l’administration Biden. Nous verrons ici ce que comporte concrètement ce plan et les axes privilégiés par le nouveau président démocrate. Il sera aussi question d’analyser l’impact de l’annonce sur les marchés financiers.

Des aides pour les familles les plus précaires

Des aides pour les familles les plus précaires Ce plan de relance consacre plus de la moitié de son enveloppe à l’aide directe aux familles les plus précaires. Avec une enveloppe totale de 1 000 milliards de dollars. Ces mesures incluent le versement d’un nouveau chèque individuel de 1 400 dollars mais aussi un allongement de la durée de versement des allocations chômage. Les montants doivent par ailleurs être rehaussés de 400 dollars par semaine.

Le plan prévoit également des aides pour les ménages en proie à des difficultés de paiement de leurs loyers ou de leurs factures. L’aide alimentaire va également être renforcée. 25 milliards de dollars seront alloués à l’ensemble de ces postes. Le plan de relance suspend par ailleurs les expulsions locatives jusqu’au 30 septembre. Si il avait longuement été question de doubler le salaire minimum à 15 dollars de l’heure d’ici à 2025, cette mesure ne devrait pas être validée par le Sénat.

Il s’agit donc clairement d’un plan de relance axé sur la consommation. Le gouvernement démocrate entend relancer la consommation au profit d’une épargne qui a été très forte en 2020 aux Etats-Unis. Face à l’incertitude, le gouvernement entend redonner confiance à des millions de foyers américains.

L’aide aux communautés directement touchées par le virus

La mesure phare de cet axe tient dans l’enveloppe de 350 milliards voulue par l’administration Biden pour payer le personnel en première ligne : enseignants, personnel de santé, pompiers ou encore policiers. Ces fonds seront débloqués et directement distribués aux états, aux villes ou encore aux collectivités locales.

Pour les entreprises en proie à une crise de liquidité, le plan Biden prévoit aussi une allocation de 50 milliards de dollars. Le secteur des transports en commun recevra également une aide de plus de 20 milliards de dollars pour faire face aux difficultés. La communauté amérindienne se voit également octroyer le même montant de 20 milliards de dollars.

Par ailleurs, le gouvernement semble aussi vouloir moderniser son appareil de lutte contre la cybercriminalité avec une enveloppe de 10 milliards de dollars.

La lutte directe contre la covid-19

Car il s’agit d’un corollaire direct à la reprise économique, le plan prévoit de gros moyens pour lutter de front contre le virus. Il s’agit en effet du troisième poste de dépenses le plus important du plan de relance, avec une dotation globale de 400 milliards de dollars. 

Voici ce que le texte prévoit notamment :

  • 20 milliards de dollars d’investissement dans la logistique pour accélérer le rythme des vaccinations
  • 50 milliards de dollars pour acheter de nouveaux tests et assurer la distribution de ceux-ci sur l’ensemble du territoire américain
  • 30 milliards de dollars seront consacrés à l’achat d’équipements comme des gants ou encore des masques
  • 10 milliards de dollars pour accompagner les industriels dans la fabrication des équipements nécessaires

Plus de 170 milliards de dollars seront aussi déployés pour accélérer la réouverture des écoles. Avec la mise en place de mesures concrètes comme la réduction des effectifs dans les classes ou encore la mise en oeuvre de travaux pour améliorer la ventilation des salles de classes.

Plan de relance : quel impact sur les marchés ?

Plan de relance : quel impact sur les marchés ? La validation du plan par la chambre des représentants a eu un impact immédiat sur les marchés financiers. Jeudi dernier, les taux d’intérêts sur les obligations d’état se sont envolés. Le taux des obligations américaines à 10 ans a d’ailleurs atteint 1,61 % sur la journée de jeudi. Même constat pour les OAT françaises au plus haut depuis juin dernier. Cette hausse des taux d’intérêt sur les obligations a mécaniquement entrainé une baisse sur le marché des actions et une chute des principaux indices boursiers.

Bon à savoir : Lorsque les taux d’intérêt sur les obligations augmentent, les investisseurs ont alors tendance à vendre leurs actions. Et vice versa.

Ce lundi, les bourses mondiales ont corrigé, suite à un retour à la norme du marché obligataire. A Paris, le CAC 40 gagnait plus de 1,2 % à la mi-séance. La hausse était analogue à la bourse de Francfort et à Londres avec une tendance haussière sur les indices DAX 30 et FTSE 100. Même son de cloche pour les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains. Avec une hausse de plus de 1 % pour le S&P 500 et pour le NASDAQ.

 

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