Contrats euro-croissance : la troisième voie de l’assurance vie

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Encore peu connus du grand public, les fonds euro-croissance représentent certainement la principale nouveauté de l’année dernière dans le monde de l’assurance vie. Conçus comme une « troisième voie », entre fonds en euros et unités de compte, ils constituent en fait un mélange inventif qui ne semble pourtant pas encore trouver son public.

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Que sont les contrats euro-croissance ?

Les contrats euro-croissance sont des contrats d’assurance vie mono ou multisupports comportant des fonds « diversifiés ». Introduits par la Loi de finance rectificative 2013 pour soutenir l’économie « réelle », l’objectif de ces fonds est de diriger une partie de l’encours de l’assurance vie vers les secteurs économiques qui connaissent un fort potentiel de croissance.

Quel est le principe de ces fonds euro-croissance ?

Le principe des fonds « diversifiés » est d’allier la sécurité des fonds euros et la rémunération supérieure des unités de compte. Alors que les produits obligataires et monétaires sur lesquels sont investis les fonds en euros sont à des taux historiquement bas -autour de 0,4 % pour la France- la volonté du législateur a donc été de laisser une plus grande marge de manœuvre aux assureurs pour investir sur des actifs plus risqués et d’aller chercher une « super-performance » estimée par les spécialistes entre 0,5 et 1,2 % par rapport à un fonds euros « classique ».

Quelle est l’originalité de ces contrats ?

L’originalité de la formule, censée en faire le « troisième pilier de l’assurance vie » -selon l’ancien ministre Pierre Moscovici- est que le capital investi n’est garanti qu’après une échéance déterminée dans le contrat, qui ne peut être inférieure à 8 ans à compter du premier versement. Toute sortie prématurée peut alors techniquement se traduire par une perte en capital, voire des indemnités. Les contrats euro-croissance s’adressent donc à des épargnants qui ont un horizon d’investissement d’au moins huit ans.

Un début en demi-teinte ?

Ces restrictions expliquent peut être leurs débuts en demi-teinte, tant du côté des assureurs -qui ne se sont pas précipités pour en proposer à leurs clients- que du public, avec seulement 100 millions d’euros de collecte par mois en moyenne –alors que l’assurance vie a récolté par exemple 2.3 milliards d’euros pour le simple mois d’avril 2015.

A noter, l’appellation « euro-croissance » est réservée aux seuls fonds bénéficiant d’une garantie de 100 % du capital arrivé à l’échéance prévue dans le contrat. Pour les autres, qui proposeraient une garantie moindre, les deux principales fédérations d’assurances, la FFSA et la GEMA, se sont mises d’accord pour les désigner par simple appellation « croissance ».

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