FinTech en Europe : ce qu’en pense la fondatrice de FinTech Circle

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Fintech

« Je conseille aux startuppers français de ne pas être trop timides ni trop humbles, de viser grand tout de suite, l’international et pas seulement le marché français ».

Tel est l’un des conseils donnés par Susanne Chishti, fondatrice de FinTech Circle (fintechcircle.com), un réseau de business angels spécialisé dans le fintech, dans un entretien accordé à La Tribune.

L’europe doit faire plus pour concurrencer les Fintech Américaines

Photo de Susanne Chishti
Susanne Chishti, source: fintechcircle.com

Cette ancienne de Morgan Stanley et de Deutsche Bank remarque que « les Américains sont très forts pour faire des pitchs impeccables, même avec peu de substance ». D’ailleurs, c’est l’une des raisons qui ont fait la réussite de Silicon Valley. De pareils pôles doivent se renforcer « un peu partout en Europe, par exemple dans la banque privée et la Blockchain en Suisse, dans l’intelligence artificielle et le paiement à Paris », espère Susanne Chishti, co-auteure d’un livre très complet intitulé The FinTech Book. Toutefois, pour pouvoir concurrencer les startups américaines, l’idéal pour ceux de l’Europe est de faire équipe. Susanne Chishti a listé dans le même entretien les grandes tendances du fintech. Il s’agit de « l’intelligence artificielle, le change, les Assurtech et les Regtech ». Les Européens n’ont qu’à bien se positionner et renforcer leur collaboration pour pouvoir tirer profit de ces tendances. D’autant plus que le nombre de levées de fonds et les valorisations des fintech sont actuellement à la baisse.

Fintech : un développement inneluctable

Une situation qui est normale, au sens de Susanne Chishti. Pour elle, « il y aura des hauts et des bas, mais à long terme le mouvement est clairement ascendant. La finance doit changer, comme l’industrie de la musique au début des années 2000. On ne reconnaîtra plus les banques dans 20 ans ».

Ce changement est porteur d’espoir pour tout un chacun, laisse entendre Chishti. Elle croit que les consommateurs pourront bénéficier de meilleurs services et tarifs et les entrepreneurs pourront toucher de nouveaux segments de clientèle.

Quant aux banques, elles « pourront en quelque sorte externaliser l’innovation et choisir la meilleure sans prendre de risque ni supporter les coûts de développement ». Pour se faire, « les banques doivent regarder les fintech à différents stades de maturité, des plus jeunes startups aux “scaleups” de plus grande taille et en pleine internationalisation », lit-on dans la même interview.

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