Incroyable mais vrai, la fiscalité peut faire rire !

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Histoire de se détendre un peu les zygomatiques avec la fiscalité (mais oui, mais oui !, … c’est possible !), un sujet qui n’a pas la réputation d’être drôle, réussit toutefois à déclencher parfois le fou rire et l’hilarité, tellement certaines situations, ou certaines formulations sont ridicules !

Déjà dans l’Antiquité, la fiscalité existait, et nous savons qu’à Rome, l’Empereur Vespasien imposait les latrines qui portent d’ailleurs son nom !

En France, avant la DGFIP, il y eut pendant longtemps la DGI (Direction générale des impôts), et il y a quarante ans de cela, les services n’étaient pas structurés comme ils le sont de nos jours (ce qui ne les empêchait pas de peut-être mieux fonctionner qu’aujourd’hui).

A une époque, il y eut d’un côté les Contributions indirectes, puis les Contributions directes, avant qu’on organise les Centres des impôts en IFAC (s). Que voulait dire cette abréviation : IFAC ? : « Inspection Fusionnée d’Assiette et de Contrôle ». Un jour, un Centre des impôts de l’ouest du pays reçut par le courrier une grande enveloppe, non anonyme, porteuse de l’adresse suivante, au trait bien appuyé : « Inspection Fumante d’Assiettes et de Casserolles » ! Le contenu était à l’avenant, car son auteur, bien « remonté » et plein d’esprit et d’humour, avait fait ce jour là le plein !

Certains des lecteurs ne le savent peut-être pas, mais le Fisc émet, pour effectuer ses impositions et mises en recouvrement, et c’est le cas de l’impôt sur le revenu, dont les déclarations rempliront prochainement les boîtes aux lettres, des rôles d’imposition, et il fut un temps où, pour « x » raison, il était possible de demander au Percepteur de l’époque, un « extrait de rôle ». C’est ainsi que l’un d’eux reçut un beau jour une lettre mal orthographiée, d’une dame expliquant qu’on lui demandait de produire un « extrait drôle » ! Nous n’étions pas, si j’ose dire, dans le même « registre »…

Je connaissais un rédacteur au service contentieux d’une direction, genre de bonne volonté mais véritablement souvent « dans la lune », ou « à l’ouest » comme nous dirions aujourd’hui. Il ne fallait pas le déconcentrer, tandis qu’il rédigeait (à l’époque, à la main…) les réponses qu’il adressait aux contribuables qui avaient effectué une réclamation. Or un jour, en guise de conclusion, juste avant la formule de politesse, distrait il écrivit au destinataire, « je vous prie de bien vouloir défeq…  à souhait », à la place de : « je vous prie de bien vouloir déférer à ce souhait », et la réponse partit ainsi, car il ne s’en aperçut qu’après, en relisant le double conservé ! Si récemment un footballeur a fait comme on dit le « buzz » en affublant la France du célèbre mot de Cambronne en parlant de « pays de… », la lettre qu’avait ainsi reçue la personne en était également !

J’ai connu à plusieurs reprises des contribuables qui écrivaient en adressant ainsi leur courrier : « direction des sévices fiscaux de… », à croire qu’ils pensaient que, comme au Moyen-Age, les contribuables étaient soumis à la question, à la torture, voire à l’écartèlement…

Un jour, un contribuable désespéré en a même appelé, par écrit, à l’intervention du ministre de la « Ponction Publique » ! Faute de frappe, ou lapsus volontaire ? …

Dans le genre ridicule (qui ne tue pas nous le savons), il y a l’histoire vraie de ce contrôleur des impôts qui, après avoir passé beaucoup de temps sur la rédaction d’une notification de redressements (aujourd’hui cela s’appelle « proposition de rectification »), parti il est vrai (dans la première partie en tout cas de son texte) dans une brillante argumentation motivant parfaitement ses redressements, il ne se rendit pas compte en écrivant la seconde partie du document, que ligne après ligne, il se contredisait systématiquement, annulant ainsi chacun des arguments qu’il avait pourtant bien mis en exergue au début. La notification partit en l’état, (à peine si elle fut relue), mais le contribuable lui, ou plutôt son conseil, fit ses choux gras de toutes ces contradictions, demandant l’annulation pure et simple des redressements, ce qu’il obtint facilement !

Tenez, cette anecdote m’en rappelle une autre ! Il y a prescription ! C’était du temps où ce n’était pas encore la Douane qui allait récupérer la gestion et le contrôle des droits indirects, sur les alcools par exemple. Il me souvient un agent des impôts, auquel on avait demandé de remplacer un collègue malade. Sa mission était de suivre un parcours parsemé d’alambics (car nous étions en période de fin d’autorisation de distiller), et d’y apposer tour à tour des scellés, afin d’empêcher l’utilisation de ces merveilleuses machines jusqu’à l’année suivante. Seulement le malheureux, plein de bonne volonté,  n’y connaissait rien ! Qu’à cela ne tienne, il reçut une demi-heure de « formation », après quoi il s’embarqua avec : pinces, fils spéciaux, plombs, pince à sceau. Il était satisfait de sa journée, en rentrant. Les bouilleurs de crue également, car les alambics ayant été mal scellés, cela ne les empêcha pas, la saison étant encore très belle, de continuer à distiller sans problèmes !

Et puis il y a parfois des curiosités : aviez-vous par exemple remarqué que « Bercy », syllabes inversées, donnait « Cyber » ? Vous auriez pu, tant il est vrai aussi que l’imposant bâtiment regorge d’ordinateurs à tous les étages, des portables aux puissants ordinateurs, serveurs et autres installations « branchées » en particulier sur le Net,  et très sophistiquées.

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