Jugée confiscatoire, la fiscalité de l’épargne en France est la plus lourde du monde !

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pression fiscale

La fiscalité la plus lourde au monde parmi les pays développés

L’AMAFI, Association française des marchés financiers (www.amafi.fr), emboîtant le pas de la Commission Européenne qui avait déjà pointé du doigt la fiscalité de l’épargne dans notre pays, la plus lourde au monde parmi les pays développés et pénalisant le financement des entreprises, vient de publier une étude comparative qui corrobore le constat et les conclusions de cette Commission européenne, estimant même que la situation en France est à cet égard, très critique.

Il en ressort que le système français de taxation du capital est le plus complexe, le plus lourd, le moins lisible de tous ceux en vigueur par ailleurs.

Les conséquences de cette fiscalité “lourde” sont multiples

les Français ne consacrent par exemple que 23 % en moyenne de leurs placements financiers aux actions. La France est en tête du classement sur la fiscalité des intérêts comme des plus-values, le taux de prélèvement atteignant 58 % pour un contribuable situé dans la tranche à 45 %,  et 54 % pour ceux dont le taux marginal est de 41 %. Le poids total des impôts se chiffre à 40 % pour un contribuable imposé au taux marginal de 45 % (38 % s’il est dans la tranche à 41 %), les taux les plus lourds parmi la plupart des pays.

Le poids de la taxation n’est pas le seul handicap, la complexité de son système l’est tout autant

Notre pays étant le seul qui propose une telle superposition de prélèvements (impôt sur le revenu ; prélèvements sociaux), avec trois régimes d’imposition différents selon qu’il s’agit d’ intérêts, de dividendes, ou encore de plus-values mobilières, là où la plupart des autres pays (entre autres en Suède, Allemagne Italie et Espagne) ont instauré un seul taux fixe pour ces trois catégories, pour une simplification et une meilleure lisibilité. L’impôt progressif sur le revenu n’est certes pas absent dans d’autres pays que le nôtre, mais il y est moins pénalisant et il bénéficie souvent de systèmes d’abattements, quand des Etats comme la Suisse, le Luxembourg, la Belgique ou encore les Pays-Bas exonèrent purement et simplement, eux, les plus-values.

Une hausse continue !

Chez nous, vingt années de hausses continuelles de la fiscalité, et une montée en puissance de la CSG dans les années 1990 ainsi que celle du prélèvement forfaitaire libératoire, ont fait bondir la taxation des revenus du patrimoine de 70 %.

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