Les prélèvements obligatoires ont augmenté en 2017 par rapport à 2016 !

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Hausse des prélèvements obligatoires

Des recettes fiscales à la hausse, un déficit public à la baisse

Les recettes liées à l’impôt sur le revenu ont augmenté de 0,8 milliard d’euros et les rentrées de TVA ont progressé de 7,6 milliards d’euros.

Cette hausse s’explique en partie par la contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés mise en place pour compenser le remboursement de la taxe à 3 % sur les dividendes « retoquée » à tous les niveaux y compris le Conseil Constitutionnel.

Mise en place pour les entreprises réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, la contribution exceptionnelle a rapporté 4,9 milliards d’euros en 2017 c’est-à-dire qu’elle a absorbé pour moitié la facture découlant de la censure de cette taxe sur les dividendes de 3%, la différence étant prise en charge par l’Etat.

Le déficit public lui, a enfin franchi et dans le bon sens la barre des 3 %, s’établissant à 2,6% seulement du PIB.

Des prélèvements obligatoires qui ont légèrement grimpé

Le taux de prélèvements obligatoires, regroupant l’ensemble des impôts et taxes perçus par l’administration, a augmenté de façon sensible l’an dernier selon l’Insee, alors qu’ils avaient reculé précédemment, Ils sont en effet de  44,6 % du PIB, contre 45,4 % l’année d’avant. Cette augmentation s’explique par le rebond de la croissance enregistré en 2017, atteignant 2 % du PIB  au lieu des 1,5 % prévus, dopant les rentrées fiscales (TVA et impôt sur le revenu) et sociales (prélèvements sociaux).

Les rentrées de TVA ont en effet augmenté de 7,6 milliards d’euros, et celles se rapportant à l’impôt sur le revenu ont augmenté de 0,8 milliard d’euros, pendant que les prélèvements sociaux augmentaient de 3,3 milliards, dont 2,8 milliards d’euros pour la Contribution Sociale Généralisée (CSG).

Il faut également noter l’influence à la hausse des recettes de la taxe d’habitation (+ 500 millions d’euros), et de la  « taxe carbone » (+ 2,6 milliards d’euros).

Une diminution continue de ces prélèvements obligatoires dès 2018

Le gouvernement a décidé pour 2018 une série de baisses d’impôts, remplaçant l’impôt sur la fortune par l’IFI, qui rapportera moins, et la suppression d’une partie de la taxe d’habitation (1/3 cette année ; suppression totale annoncée sur 3 ans), et il a promis de ramener fin 2018 le taux des prélèvements obligatoires à 44,3 % du PIB, puis à 43,6 % à la fin du quinquennat.

Cela impliquerait donc moins de rentrées fiscales et sociales, d’où un effort sans doute encore accru sur la réduction de la dépense publique !

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