Immobilier : Les projets d’achat peu perturbés par la crise sanitaire

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C’était une crainte forte du secteur de l’immobilier pendant les premières semaines de la crise sanitaire. Et même au delà. Comment allaient se comporter les acheteurs après le déconfinement ? Est ce que les chiffres encourageants allaient pouvoir se poursuivre dans le temps ? Bien que la crise sanitaire soit toujours l’une des priorités des marchés financiers ou immobiliers, près de 5 mois après le déconfinement, les tendances semblent se dessiner réellement.

Déconfinement = Projet immobilier ?

Déconfinement = Projet immobilier ?
En ville, les projets à dominante écologique continuent de fleurir !

Les différents baromètres tendent à montrer une certaine stabilité des intentions d’acheter des ménages français. C’est par exemple le cas de l‘indicateur de la plateforme immobilière Drimki – BVA qui témoigne des désirs d’achat des français. Plusieurs enquêtes ont été menées en Février, Mars, Mai et à la fin du mois d’Août. La dernière enquête d’Août montre que 16 % des français ont un projet immobilier sur un horizon d’une année. Lors des enquêtes de Février, Mars et Mai, ce chiffre oscillait entre 15 et 17 %. La tendance est donc extrêmement stable et le confinement comme le déconfinement n’ont en ce sens pas modifié en profondeur les envies d’achat. Dans le secteur immobilier tout du moins.

Si le confinement n’a pas modifié en profondeur les perspectives d’achat, les aspirations d’un grand nombre de français ont beaucoup changées. Désormais, les ménages veulent acheter plus grand et surtout disposer d’un espace extérieur. Les spécialistes de l’immobilier notent par exemple une hausse des demandes pour des biens immobiliers avec un jardin. D’autres considérations comme la proximité du lieu de travail sont des variables qui tendent à être un peu moins considérées au profit du cadre de vie. Cet éloignement se fait désormais bien souvent au profit d’un jardin alors que cela pouvait être le contraire avant la crise sanitaire.

Une tendance à la stabilité, qu’en est-il dans le détail ?

Dans le détail, certaines catégories comme les jeunes (moins de 35 ans) semblent augmenter leurs intentions d’achat. Ils sont en effet 36 % à considérer sérieusement un achat immobilier. Ce chiffre est en hausse de 5 points par rapport à Mai 2020.

Ces chiffres sont avant tout portés par la primo-accession à la propriété (39 % des projets) et cela malgré une baisse d’intention depuis Mai 2020. Lors du précédent baromètre, ce type de projets représentaient 41 % des sondés. L’achat d’une résidence secondaire reste quant à lui stable. En revanche, l’achat revente pour générer une plus-value immobilière semble avoir le vent en poupe. 7 % des projets seraient concernés. En Février 2020, ce chiffre n’était que de 3 %.

En Ile de France, la volonté d’achat repart à la hausse avec 18 % des sondés à considérer cette possibilité. C’est plus que lors du dernier baromètre de Mai 2020 (18 %) mais toujours moins qu’avant la crise sanitaire (20 % en Février 2020). La volonté d’acheter dans des agglomérations de plus de 100 000 personnes reste quant à elle assez stable, pour environ 20 % des projets.

L’investissement locatif semble également sur la pente descendante puisqu’il ne représente plus que 17 % des projets d’achat immobilier des sondés. Ce chiffre était de 19 % en Février et Mars 2020 puis de 18 % en Mai 2020. Le recul semble donc se prolonger, bien qu’il soit léger. Les chiffres sont très différenciés lorsque l’on prend en compte la catégorie socio-professionnelle. En effet, 27 % des projets immobiliers des CSP + se destinent à l’investissement locatif. Ils ne sont que 11 % chez les CSP -.

Quid de l’accès au crédit ?

Quid de l'accès au crédit ?Conformément aux dispositions du Haut Conseil pour la stabilité financière, les conditions d’accès au crédit se sont resserrées pour un certain nombre de ménages français. Ainsi, le conseil préconise au banque le respect plus strict des 3 paramètres suivants :

  • Un apport systématique pour un projet, de l’ordre de 10 % de celui-ci. Les banques demandent également une capacité à conserver de l’épargne une fois l’apport utilisé pour le projet
  • Privilégier les prêts sur une durée inférieure à 25 ans
  • Respecter le taux d’endettement des ménages de 33 %

Sur ce dernier point, des exceptions peuvent être faites, notamment pour les ménages à haut revenu pour lesquels le taux d’endettement de 33 % n’est parfois pas pertinent. En revanche, pour l’ensemble des dossiers, la profession et les observateurs notent une baisse sensible du nombre de dérogations et de dossiers acceptés. Concernant l’apport, celui-ci semble souffrir d’un manque d’égalité entre les différentes régions françaises. Il est en effet en moyenne plus bas pour des projets immobiliers dans la région Grand Est que pour des projets en région Provence Alpes Côte d’Azur.

Enfin, si on isole la variable des taux d’intérêts, on constate que ceux-ci sont en très légère hausse depuis quelques mois. Ils restent néanmoins à des niveaux qui encouragent à l’achat.

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