Investissement : Quels étaient les placements à faire il y a 40 ans ?

0
134

Si vous faites parti de celles ou ceux qui ont eu l’audace d’investir en bourse il y a de cela 40 ans, il y a fort à parier que celui-ci se soit avéré très lucratif. Sur une étude allant de 1979 à 2019, il s’agit en effet du placement le plus rémunérateur. Difficile en effet de trouver meilleure rentabilité que son rendement annuel moyen de l’ordre de 13 %. D’autres investissements se sont aussi avérés lucratifs, notamment dans l’immobilier. Voyons ensemble les actifs sur lesquels il aurait été intéressant de miser il y a 40 ans !

Les actions : un actif indétrônable

Les actions : un actif indétrônable
Comment devenir riche ? Investir dans l’action Apple en 1980 !

C’est de loin l’actif le plus rentable des 40 dernières années. Le cours de l’indice américain Dow Jones évoque à lui seul la flambée du cours des actions. Rappelons qu’en 1980, l’indice était évalué à 950 points. Il en vaut aujourd’hui plus de 27 300.

En équivalence actuelle, c’est à dire en tenant compte de l’inflation et des différents splits de l’action, le cours de l’action Apple à sa mise sur le marché était de 0,13 centimes d’euro. Il est aujourd’hui d’environ 114 € par action, soit plus de 1 000 fois sa cotation initiale. Le constat est aussi le même avec l’action Microsoft mise sur le marché en 1986.

Avec un taux de rendement annuel moyen de 13 %, cela signifie qu’avec un investissement équivalent à 100 € actuels il y a 40 ans, vous seriez aujourd’hui à la tête d’un capital de 13 278 € (100*1,13^40). Soit plus de 130 fois votre mise initiale.

Néanmoins, cette analyse est à nuancer notamment sur les vingt dernières années. En effet, si l’on raisonne à plus court terme, sur une période de 20 ans, de 2000 à 2020, les actions ne sont plus l’actif le plus rentable pour les investisseurs puisque le taux annuel moyen de rendement n’est plus qu’à peine supérieur à 3 %. Entre 2000 et 2020, d’autres placements sur des foncières immobilières se sont avérés nettement plus lucratifs (12,1 % par an en moyenne).

L’immobilier : une valeur sûre

L’immobilier a toujours été une valeur refuge et un solide outil d’investissement pour les français. Quelle que soit sa forme et notamment lors des phases d’inflation. Si la très grande majorité des investissements immobiliers consentis il y a 40 ans s’avèrent aujourd’hui rentable, cette réalité cache de très grandes disparités. L’investissement dans un logement à Paris il y a 40 ans aurait été beaucoup plus intéressante du point de vue du rendement qu’un investissement dans une autre région ou une autre ville française. En moyenne, sur les 40 dernières années, l’investissement dans un appartement parisien aurait rapporté près de 11 % de rendement annuel moyen.

Les SCPI de rendement s’en sortent également très bien puisqu’elles affichent une performance annuelle moyenne d’environ 9 % sur ces 40 dernières années.

Plus récemment, le développement du e-commerce a donné un attrait certain à l’immobilier d’entreprise et à la logistique. Néanmoins, ce développement est intervenu trop tard pour réellement être pertinent à la lumière d’une période de 40 ans.

Dans le calcul du rendement, les performances des actifs immobiliers tiennent par ailleurs compte de deux éléments :

  • Le rendement de l’actif (en dividende ou en loyer)
  • L’évolution de la valeur de l’actif

Assurance vie, Livret A, obligations, des placements d’un autre temps ?

Si les rendements offerts aujourd’hui peuvent laisser songeur de nombreux investisseurs, il n’en était rien pendant de très longues années. Ainsi, l’assurance vie peut se targuer d’avoir pu offrir en 40 ans un rendement moyen de plus de 6 % à ses souscripteurs.

De même pour le Livret A qui affiche fièrement un rendement annuel moyen de 4 %, avec une inflation moyenne sur la période de 2 % seulement. A titre de comparaison, en 2020, le taux du Livret A, qui reste plébiscité pour l’épargne de précaution est de 0,5 % avec une inflation fluctuante mais à peu près équivalente.

Les obligations, très bon produit d’arbitrage entre le rendement et le risque affichaient quant à elles des rendements moyens de 6 % par an en moyenne. Sur 40 ans, et en ayant investi 1 000 € dans une gamme d’obligations diversifiées, votre capital serait aujourd’hui de plus de 10 000 €. Aujourd’hui, les obligations comme les contrats d’assurance vie n’offrent hélas plus les mêmes taux à leurs souscripteurs.

La maitrise du risque, le facteur privilégié des français

La maitrise du risque, le facteur privilégié des français
Risque élevé est souvent synonyme de rendement potentiel plus élevé.

Comme nous le répétons souvent, un bon placement est un placement dont le ratio entre le risque et le rendement est le plus intéressant. En ce sens, un placement sans risque à 5 % est plus intéressant qu’un placement très risqué offrant des rendements potentiels de 10 %. C’est le constat que font de nombreux français en privilégiant maitrise du risque aux potentialités de rendement.

Comme le révèle l’AMF dans son baromètre de 2019 publié en début d’année, pour 59 % des français la sécurisation du capital est plus importante que le rendement de l’investissement. Avec la crise sanitaire survenue en 2020, ce chiffre viendra probablement enfler dans le baromètre de 2020. Toujours selon ce même baromètre, 68 % des sondés considéraient les placements en actions comme trop risqués. Mieux rémunéré mais aussi plus risqué, c’est le prix à payer pour un rendement potentiellement plus élevé.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here