La chancelière de l’austérité

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Le torchon brûle entre les socialistes, le gouvernement français, la droite au sujet de l’Allemagne.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, suivi par une bonne partie des députés socialistes, a mis le feu au poudre en confirmant qu’il souhaite une confrontation avec l’Allemagne pour obtenir un changement de cap économique en Europe. Cette position fait grand bruit puisque le texte socialiste sur lequel il s’appuie considère Mme Merkel comme la chancelière de l’austérité.

Du côté du gouvernement, l’unanimité ne s’est pas faite jour avec Manuel Valls et Michel Sapin qui ont vivement critiqué l’usage du mot confrontation alors que Benoît Hamon, a, lui, déclaré qu’il fallait “en finir avec les politiques d’austérité en Europe”, dont Mme Merkel est, toujours selon lui, ” l’une des rares à penser encore qu’elles marchent”. Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS chargé des questions européennes, a averti que: “Le Parti socialiste veut la réorientation de l’Europe et ne cédera pas aux postures hypocrites et surjouées”.

La droite francaise a vivement critiqué ces prises de position. Laurent Wauquiez s’est fendu d’un: “Honnêtement, on en reste les bras ballants, d’autant qu’on choisit comme bouc émissaire le pays qui réussit le mieux en Europe”. Nathalie Kosciusko-Morizet a fait remarqué que: “C’est absurde, dangereux et irresponsable de la part d’un grand parti de gouvernement”.

Berlin reste, pour l’instant, stoïque puisque, le porte-parole d’Angela Merkel a simplement déclaré : “Nous travaillons très bien ensemble. Nous n’avons pas le sentiment qu’il y a un changement de politique”.

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