Bourse : Les marchés mondiaux dégringolent

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La journée du 21 Septembre n’aura pas été de tout repos pour les principales places boursières mondiales. Les craintes ? Toujours les mêmes. La reprise de l’activité économique menacée par la résurgence du coronavirus inquiète les investisseurs et les marchés sont timorés. D’autres paramètres, secteur par secteur expliquent aussi les mauvais chiffres. A commencer par le secteur bancaire. Tour d’horizon sur ce petit Lundi noir.

Pire journée depuis mi-juin

Pire journée depuis mi-juin
Marchés financiers : une journée dans le rouge

Près de 186 points en moins pour finir en dessous des 4800 points. Voici les chiffres du CAC 40 pour la journée d’hier et un recul de 3,74 %. Ailleurs en Europe, le constat est le même et la tendance baissière. Le DAX allemand plonge quant à lui de 4,37 %, la bourse de Londres (FTSE) de 3,46 %.

Aux Etats-Unis, la tendance est aussi à la baisse avec une diminution de près de 3 % pour l’indice Dow Jones (-2,99 %). Le S&P 500 et le Nasdaq affichent quant à eux des reculs respectifs de 2,26 et de 2,09 %.

En Asie, le Nikkei était quant à lui fermé pour cause de jour ferié au Japon. La baisse de l’indice MSCI qui regroupe toutes les valeurs asiatiques et Pacifique (hors Japon) connaissait quant à lui un recul plus modéré à -0,6 %.

Valeurs : les banques et le tourisme les plus touchés

Si côté européen la défiance d’hier s’est diffusée à tous les secteurs, certains ont été plus touchés que d’autres. C’est notamment le cas du secteur du tourisme et des loisirs qui enregistre un recul de 5,2 % au sein de l’indice Stoxx. Ainsi, des entreprises comme Lufthansa ou encore Air France ont connu une journée difficile avec une baisse de leur cours respectif de 9,68 % pour le groupe allemand et 7,63 % pour le fleuron français. L’action Accor dévisse quant à elle de 7,28 %.

Le secteur bancaire souffre lui aussi avec une baisse de 5,7 %. Concernant ce secteur, les révélations du ICIJ (consortium international des journalistes d’investigation) sur le flux d’argent sale circulant dans le secteur ont contribuées à freiner les investisseurs. Plusieurs exemples pour illustrer cela :

  • HSBC : – 5,26 %
  • Standard Chartered : – 5,82 %
  • Deutsche Bank : – 8,76 %
  • Société générale : – 7,33 %
  • BNP Paribas : – 6,66 %

Obligations d’état et pétrole : deux actifs également impactés

Le marché du pétrole a également été impacté avec les craintes de revivre une forte baisse de la demande comme aux premiers jours du confinement. Ainsi, le Brent abandonne près de 3,15 % par baril à 41,5 dollars par baril. Le brut léger américain (WTI), perd lui près de 3 % et passe en dessous du seuil des 40 dollars à 39,6 $.

Le prix du baril a trouvé en fin de journée un soutien du prix via l’annonce de l’arrivée prochain d’une tempête tropicale dans le golfe du Mexique.

Le marché des obligations d’état a quant à lui été marqué par un ciblage des valeurs sécuritaires avec à la clé, une baisse des rendements. Le rendement à 10 ans du Bund a perdu plus de quatre points de base pour tomber à -0,526 %, soit son plus bas niveau depuis le 11 Août dernier.

Dans le sillage du renforcement du dollar, d’autres actifs comme le mais, le blé ou le soja connaissent à leur tour une baisse des cours. C’était en tout les cas la tendance à la clôture de la bourse de Chicago.

Le spectre d’un reconfinement globalisé inquiète les marchés

Le spectre d'un reconfinement globalisé inquiète les marchés  
Les rues désertes des grandes villes : une image que les marchés et les investisseurs veulent éviter

La situation sanitaire s’aggravant dans de nombreux pays du monde, les marchés financiers réagissent inévitablement. Les exemples récents de reconfinement global en Israel ou plus localement à Madrid instillent le doute et laisse planer durablement la pire menace pour les marchés : le ralentissement de la reprise économique. 

Sur le marché américain, aux perspectives possibles de reconfinement s’ajoutent des questions de politique intérieure. Depuis quelques jours, la capacité du Congrès à promouvoir des réformes fortes pour la relance est mise en doute. L’élection américaine de Novembre menace aussi de créer de la volatilité sur des marchés déjà fluctuants depuis la reprise.

En dernier point, les marchés attendent surtout de nouvelles mesures des banques centrales qui semblent ralentir après avoir porté et mis sur pied des mesures fortes de soutien. Le Financial Times annonce par ailleurs que la banque centrale européenne (BCE) évaluera prochainement son programme d’achats d’obligations en urgence. Les analystes de Saxo Banque tablent sur une extension de l’enveloppe initiale de 1 350 milliards qui risquent d’être jugée comme trop limitante par les marchés financiers.

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