L’euro numérique sera l’alternative idéale aux cryptos, déclare Christine Lagarde

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Dans une rencontre virtuelle de l’assemblée parlementaire Franco-Allemande, la présidente de la Banque Centrale Européenne a déclaré que la BCE étudiait les avantages, les risques et les défis opérationnels d’une monnaie numérique de banque centrale européenne (MDBC), mais que la monnaie fiduciaire jouerait probablement encore un rôle dans cet avenir numérique.

La crise sanitaire de 2020 a propulsé la montée en puissance des cryptomonnaies. La valeur du bitcoin est passé de 7 000 euros en mars à 9500 euros en septembre. L’Ethereum a vu son cours augmenter de 50 % au mois de juillet. Ripple quant a lui connut une baisse de 2% au mois d’août.

S’il est vrai que l’euro s’est apprécié face au dollar, l’enjeu de taille pour la Banque Centrale Européenne (BCE) est de pouvoir réguler les cryptos au risque de voir les agents économiques augmenter leurs réserves en cryptos. Que doit faire la BCE pour freiner l’élan des cryptos ? Quelle alternative à pourvoir sur le marché financier ?

Le projet de l’euro numérique

Un euro numérique pourrait être un complément, et non un substitut, à l’argent liquide, a déclaré Mme Lagarde. Il pourrait offrir une alternative aux monnaies numériques privées et garantir que la monnaie souveraine reste au cœur des systèmes de paiement européens.

Lagarde est un défenseur de la numérisation de l’euro. En septembre dernier, elle a déclaré qu’elle veillerait à ce que les institutions européennes s’adaptent à l’évolution de la sphère financière.

Elle a reconnu que beaucoup dépendrait de la manière dont la pandémie COVID-19 serait contenue. Elle a déclaré qu’il y a eu une certaine reprise économique mais qu’elle a été “incomplète et inégale”.

Dans la mesure où la BCE n’a pas encore fait de plans pour créer l’euro numérique, le président a mis l’accent sur son rôle complémentaire plutôt que sur le remplacement de la fiat.

“Au niveau européen, cela devrait être complété par l’accélération des progrès vers le marché unique numérique afin d’aider à réaliser des économies d’échelle pour les entreprises numériques, tout en répondant aux principales préoccupations concernant la cybersécurité et la protection des données”, a-t-elle déclaré.

Mme Lagarde a indiqué que la task force chargée d’étudier les modalités de l’euro numérique sera constituée dans les “prochaines semaines”. En novembre dernier, la BCE a publié son rapport de la CBDC qui a été présenté au public pour connaître son opinion. La banque fait partie d’un certain nombre de banques faîtières qui portent un regard critique sur la CBDC.

Les perspectives d’avenir pour l’Europe

Madame Lagarde a relevé l’importance de la digitalisation des économies européennes. Le Covid 19 a en effet montré l’importance de l’économie numérique. Donc, l’Europe ne doit pas rater le train de la digitalisation. Lagarde a dit dans la rencontre :

La numérisation en est un exemple. Nous devons tirer pleinement parti des avantages potentiels des technologies numériques et, dans le même temps, veiller à ce que les marchés du travail restent ouverts à tous. Si nous ne le faisons pas, nous risquons de créer un nouveau fossé, et nous pouvons déjà voir des écarts se creuser lorsque nous examinons les différences de salaires, de niveaux d’éducation et de genre

 

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