Optimisation fiscale et défiscalisation pour les salariés

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réduire ses impôts

En dehors de tout échafaudage de montages plus ou moins légaux, a priori ne concernant pas le seul salarié, ce dernier possède toujours des moyens légaux, non seulement pour réduire ses impôts, voire, pour effacer sa « note fiscale », mais encore pour en profiter pour épargner (pour sa retraite), favoriser ses enfants, se constituer à la retraite, non seulement un capital mais aussi un possible complément de revenus.

L’âge et la situation familiale orientent les choix

L’âge est déterminant ; la situation familiale l’est tout autant.

Pour les jeunes célibataires, les meilleures solutions de défiscalisation sont celles qui consistent à investir à court ou à moyen terme, car  l’avenir est promis à de multiples évènements comme, le mariage, des naissances, les mutations professionnelles, les déménagements etc,. Un jeune a donc besoin de liquidités, et il ne placera pas tout son argent dans un investissement à long terme.

 Les quadragénaires sont souvent mariés et ont des enfants scolarisés, et ils supportent parfois longtemps le poids du coût des études. Ces contribuables-là opteront plutôt pour les assurances-vie, et pour les dépenses ouvrant droit à crédits d’impôts, comme celles liées aux dépenses dans le cadre de la transition énergétique.

Quant aux quinquas, ils se retrouvent le plus généralement seuls sans les enfants, qui ont quitté le foyer, et leur maison principale est payée ; ils sont dans la dernière ligne droite avant la retraite, à laquelle il leur est encore temps de penser s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Les retraités, eux, n’ont pas d’autres choix que des investissements à court terme, de type locatifs à courte durée ; fonds de placement ; assurances-vie.

Mais pas uniquement : les revenus aussi…

Il convient de distinguer avant tout les niveaux de revenus. Il est évident que les possibilités, options, choix, ne seront pas les mêmes pour les hauts revenus (les contribuables qui affichent un revenu net imposable à partir de 71 755 € et dont l’épargne est conséquente), et les autres revenus (contribuables dont le revenu net imposable se situe entre 9 691 € et 71 755 €).

Les premiers cités ont le choix entre investir dans le dispositif Pinel, les monuments historiques, le Pinel Outre-mer, les sociétés civiles de placement immobilier, les assurances-vie, les fonds de placement ;

Les seconds se rabattront sur les fonds de placement, les assurances-vie, les sociétés civiles de placement immobilier.

Et les cumuls possibles d’avantages

Ainsi, l’investissement immobilier, comme le Malraux ou encore le Bouvard, ou le Pinel, ou d’autres formules du même type, ou comme le statut de loueur en meublé non professionnel, ont pour but principal de réduire l’ impôt, voire de l’annuler, tout en se constituant un patrimoine immobilier qui pourra être légué aux enfants plus tard.

Mais beaucoup veulent également protéger leur famille, et la protection numéro 1 dans ce domaine reste de loin l’assurance-vie. Il y a aussi l’assurance-décès-invalidité  adossée aux emprunts immobiliers, qui en cas de décès du souscripteur, permet à la famille de devenir propriétaire de l’immeuble sans devoir rembourser le prêt.

Le placement immobilier permet en outre souvent de se constituer un patrimoine sans aucun apport personnel.

Ces avantages peuvent encore se cumuler avec la perception de la retraite ! En effet, chacun sait qu’un retraité dès que sa retraite prend effet, perd environ 30 à 35 % des rémunérations (le plus souvent des salaires) qu’il percevait en activité, d’où un « manque à gagner » important, à l’heure où, souvent, on pense à se faire enfin plaisir par de petits voyages, ou à gâter ses petits-enfants ou aider financièrement ses enfants. L’idée d’un complément de revenus vient alors immédiatement à l’esprit, et certains des dispositifs déjà cités ici, permettent de générer ce complément de revenu, en particulier les investissements locatifs en tout premier lieu, par les loyers qu’ils génèrent sur 3, 6, ou 9 ans en général (même si beaucoup sont plafonnés en fonction de zones), les fonds de placement, ainsi que les assurances sur la vie, comme d’anticiper l’avenir et d’amoindrir les coûts fiscaux à venir, en préparant une succession, par des donations aux enfants par exemple.

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