Pression fiscale en France : la France championne d’europe !

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Pression fiscale en France

Selon un rapport du député de LREM Joël Giraud, la pression fiscale en France, déjà très élevée en 2017, va battre des records en 2018 pour atteindre 1 057 milliards d’euros, faisant de la France la « championne d’Europe » en la matière !

Les chiffres  qui suivent donnent le « tournis » et, dans un contexte de discussions « tendues » sur le projet de loi de Finances 2019, risquent d’enflammer les débats.

2017 : l’année des « records » pour la pression fiscale

En effet, les entreprises et les ménages ont payé à l’Etat, aux collectivités locales et aux organismes de Sécurité sociale 1 038 milliards d’euros en 2017. Par ailleurs, le taux de prélèvement obligatoire – c’est-à-dire l’ensemble des impôts et cotisations sociales rapportés au PIB – a atteint 45,3 % en 2017, selon l’Insee, le « record d’Europe » ! Les cotisations sociales quant à elles ont représenté 384,5 milliards d’euros en 2017, selon le même rapport.

La fiscalité a représenté, pour la TVA 160 milliards d’euros collectés en 2017, tandis que la CSG-CRDS, a permis à l’Etat de collecter 107 milliards d’euros la même année, là où la fiscalité directe des collectivités locales a atteint 90,7 milliards d’euros, soit en augmentation de plus de 21% sur les six dernières années.

Quant aux « impôts de production », CVAE, CFE, C3S, IFER, ils grèvent lourdement et de plus en plus la production de services et de biens, et par conséquent la « compétitivité » des entreprises, car en constante augmentation depuis dix ans (20%).

2018 et 2019 : années « critiques »

Il va se confirmer que le « seuil » symbolique des 1 000 milliards d’euros de prélèvements sera  allègrement dépassé. La pression fiscale s’accentuant davantage,  la somme des prélèvements obligatoires  atteindrait 1 057 milliards d’euros en 2018, et on estime qu’elle pourrait atteindre 1 070 milliards d’euros en 2019. La pression fiscale ne devrait donc pas descendre en-dessous du pic de 45,3% déjà atteint en 2017.

Les CSG-CRDS devraient représenter 125 milliards d’euros en 2018, et par suite de la diminution des dotations globales de fonctionnement des collectivités locales, on peut craindre un alourdissement de la « fiscalité directe locale » en 2018 et plus encore en 2019 (elle a rapporté plus de 90 milliards d’euros en 2017), en parallèle à la suppression progressive de la taxe d’habitation jusqu’à sa disparition à partir de 2020, par anticipation des communes, compensant ces baisses de ressources par des hausses conséquentes des taux d’imposition sur les taxes foncières, la taxe d’habitation,  ou par la suppression de certains abattements.

IL n’est pas prévu par ailleurs, que les prélèvements dus aux « impôts de production » diminuent.

Comme on le voit, les prélèvements obligatoires semblent avoir atteint leurs limites, et les discussions budgétaires sur le projet de loi de Finances 2019 vont plutôt tenir de la quadrature du cercle.

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