Le monde peut avoir peur après la découverte de Thomas Herndon sur les politiques d’austérité budgétaire

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Austérité budgétaire

Thomas Herndon est un Doctorant en économie qui vient de se faire remarquer après avoir refait les calculs d’une étude des économistes Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart de 2010.

Ces deux personnalités réputées d’Harvard avaient conclu dans leur étude que lorsqu’un pays voit sa dette dépasser 90% de son PIB, sa croissance ralentit. Leur conclusion se basait sur l’analyse de 200 ans de rapports annuels dans 44 pays. En moyenne, ils ont observé une contraction de 0,1% du PIB lorsque ce seuil de 90% est atteint. De plus, si un pays a une dette supérieure à 90% de son PIB, sa situation devient inextricable et sa croissance ne suffit pas à faire baisser son endettement.

Ces affirmations sont donc venues confortées depuis 2010 les chantres des politiques budgétaires de rigueur.

Le monde peut avoir peur car le problème est que Thomas Herndon, aidé de ses professeurs de l’Université du Massachusetts, vient de démontrer que cette étude comporte des erreurs de calculs. Les auteurs ont tout simplement oublié (???), parmi les chiffres des 44 pays de prendre en compte l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada entre 1946 et 1950, la Belgique en 1947, entre 1984 et 2005 et entre 2008 et 2009.

Le résultat est désormais qu’au-delà de 90% de dette par rapport au PIB, la croissance moyenne n’est pas de -0,1% mais de +2,2%. La différence est donc substantielle.

De ce fait, on aurait pu s’attendre à un mea culpa des deux économistes, Rogoff et Reinhart. Que nenni, ils estiment que les résultats ne sont pas si différents ???

Pour eux, le principe, si ce n’est la démonstration chiffrée, reste valable, plus l’endettement est grand, plus la croissance est faible. Le chef économiste du FMI a lui réaffirmé que la barre des 90% reste un bon point de référence. Il a toutefois concédé ne pas avoir suffisamment pris en compte l’impact de la politique de rigueur sur la croissance en Europe.

Les docteurs Mabuse de l’Economie et de la Finance internationale, après avoir préconisé des pertes de poids budgétaires drastiques, privilégient désormais des régimes plus souples.

La montée des suicides en Europe est passée par là? Ou encore, les manifestations et autres mouvements sociaux?

Rien n’est moins sur. Dans les têtes des hauts dignitaires économiques et politiques, il y a malheureusement fort à parier que la révision des chiffres de croissance, un peu partout revu à la baisse, est le véritable facteur de changement de cap.

Austérité budgétaire

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