Voiture autonome : Quel impact sur l’immobilier ?

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C’est une promesse vieille de plusieurs années : les voitures autonomes bouleverseront nos vies dans bien des domaines. La mobilité évidemment mais aussi dans certains plus indirectement comme celui de l’immobilier. Au sein du secteur, la question fait réfléchir les spécialistes depuis déjà de nombreuses années. Dans quelles mesures la voiture autonome pourrait avoir un impact sur ce gigantesque marché qu’est celui de l’immobilier ? Eléments de réponse dans cet article.

Qu’est ce qu’une voiture autonome ?

Avant toute chose, il est important de clarifier cette notion essentielle. La voiture autonome peut se décliner de plusieurs manières :

  • Une voiture totalement automatisée
  • Une voiture proposant la conduite assistée

Ici, c’est surtout à la première catégorie que nous allons nous intéresser. Si les géants du numérique comme Google se penchent sur le problème depuis de nombreuses années, la voiture autonome reste pour l’heure encore dépendante de la législation. L’entreprise américaine Tesla et son système Autopilot est aussi un acteur majeur de la recherche en ce qui concerne la voiture autonome. Ce système gère en effet des postes clés du pilotage avec l’accélération, le freinage et le passage de vitesse.

A l’été 2019, la France autorisait les premiers tests de voiture autonome. Néanmoins, l’adoption à grande échelle est loin d’être d’actualité. L’Europe prévoit d’ailleurs une mise sur le marché des véhicules totalement automatisés à l’horizon 2030.

Une innovation qui pourrait profondément changer le marché des résidences secondaires

La voiture autonome pourrait à terme avoir des impacts sur l’investissement immobilier. Avec notamment une redéfinition de l’approche et de l’utilité des résidences secondaires.

En effet, l’objectif premier des véhicules autonomes est de redéfinir la mobilité. De simples outils de locomotion, la voiture pourrait devenir un véritable lieu de vie. Modifiant alors considérablement le rapport au temps. La notion de pénibilité du temps de trajet incite souvent les possesseurs de résidence secondaire lointaines à appréhender leur second logement uniquement comme un lieu de vacances prolongées. L’avènement de la voiture autonome pourrait alors changer cette perception et permettre des trajets plus fréquents de la résidence principale vers la résidence secondaire. 

Si les locations de courte durée type Airbnb ont déjà le vent en poupe, la voiture autonome pourrait aussi leur donner un coup de pouce supplémentaire.

Moins de voitures particulières et plus d’autopartage

Moins de voitures particulières et plus d'autopartage
Waymo, filiale d’Alphabet et maison mère de Google investit sur le champ du taxi autonome

La voiture autonome pourrait aussi redéfinir le besoin des utilisateurs en matière de transport. Pour certains, le système des taxis autonomes pourrait être privilégié par un nombre important d’utilisateurs. Les particuliers pourraient alors se détourner de l’achat d’une voiture individuelle. C’est en tout cas le parti pris de multinationales comme Google ou Uber qui investissent massivement en ce sens. Des chercheurs de l’université du Texas mettent aussi en avant que le ratio pourrait être d’un taxi pour 9 voitures individuelles aux Etats-Unis. Soit une diminution drastique du nombre de voitures en circulation.

Si la tendance venait à se confirmer, dans certains environnements comme ceux des grandes villes, il en découlerait un besoin moindre en places de parking. Un gain de place qui pourrait alors se traduire par une hausse de l’offre de logement, dans des environnements souvent saturés.

Pour ce qui est des maisons individuelles, cela pourrait permettre d’opter pour une augmentation de la surface habitable avec la transformation des garages existants en surface destinée à l’habitation.

Vers une hausse ou une baisse du marché de l’immobilier ?

Difficile de se prononcer de manière définitive. En ville, si la diminution du nombre de places de parking venait à devenir une réalité, une moindre densité de circulation pourrait accroitre l’attractivité des pôles urbains. A moins que le surplus de nouveaux logements ne pousse les prix vers le bas.

Les zones plus reculées pourraient quant à elles bénéficier de ce nouveau rapport à la mobilité pour renforcer leur attractivité. Néanmoins, cette attractivité des zones rurales pourrait alors se retrouver diluer dans toute la France.

En ville ou à la périphérie, la voiture autonome pourrait aussi devenir un facteur d’étalement urbain. Créant alors les conditions à une augmentation des prix au sein des périphéries urbaines. Pour l’heure, l’ensemble de ces prévisions sont encore loin d’être représentative de la vérité du terrain. Les effets visibles sur l’immobilier ne se feront ressentir que d’ici plusieurs années.

 

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