Le groupe bancaire autrichien Raiffeisen Bank International (RBI) et la plateforme d’actifs numériques Bitpanda ont annoncé, le 23 septembre 2026, un partenariat de groupe pour proposer le trading de crypto-actifs aux clients de ses banques affiliées dans 11 marchés européens.
C’est l’annonce conjointe des deux entreprises qui fixe le cadre : Bitpanda Enterprise, la branche d’infrastructure B2B de la plateforme autrichienne, fournira la technologie de négociation de crypto-actifs aux banques du réseau RBI. Le dispositif pourrait toucher environ 18 millions de clients, un plafond potentiel et non un parc acquis. Le service est déjà opérationnel en Autriche, où l’intégration avec la Raiffeisenlandesbank Niederösterreich-Wien, annoncée en 2023, a été lancée en 2024.
MiCA, la condition de l’accord
Le point clé pour un lecteur européen tient en une ligne : Bitpanda est agréée au titre du règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets Regulation), le cadre unifié de licence crypto de l’Union. C’est sur cette infrastructure agréée que le groupe RBI s’adosse pour proposer le courtage de crypto-actifs à ses clients de détail. Le déploiement reste néanmoins conditionné aux règles locales : chaque banque du réseau décidera de son offre et de son calendrier en fonction des exigences réglementaires de son marché, précisent les deux entreprises.
Un porte-parole de RBI a indiqué que le déploiement élargi devait débuter en Albanie, en République tchèque et en Slovaquie au premier semestre 2027, un calendrier indicatif qui n’est pas inscrit dans l’annonce conjointe.
La demande client comme moteur affiché
Le directeur général de RBI, Michael Höllerer, justifie l’offensive par la demande : « En tant que banque centrée sur le client, nous nous engageons à répondre aux besoins de nos clients de la meilleure façon possible. »
La demande croissante de crypto-actifs sur ses marchés d’Europe centrale et orientale, avance-t-il, est traitée avec Bitpanda. De son côté, la plateforme affiche un modèle B2B assumé : elle déclare être régulièrement en discussions avec des banques et institutions financières qui étudient des services de courtage en crypto-actifs, tout en refusant de commenter des négociations en cours.