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Chainlink, SWIFT et 24 institutions financières bouclent avec succès la phase 2 d’un projet blockchain et IA

Chainlink, SWIFT et 24 grandes institutions financières viennent d’annoncer la réussite de la deuxième phase d’un programme commun visant à moderniser le traitement des “corporate actions”. Ce domaine, souvent synonyme de lourdeurs administratives et d’erreurs manuelles, représenterait un coût annuel évalué à 58 milliards de dollars pour le secteur.

Une avancée technologique concrète

Grâce à une combinaison de blockchain, d’intelligence artificielle et d’infrastructures oracles, les partenaires ont atteint un quasi-consensus total entre différents modèles d’IA. Les données, une fois extraites puis validées, sont désormais transmises en quelques minutes, alors qu’auparavant l’opération pouvait prendre plusieurs jours.

Ce fonctionnement permet de créer un « golden record » partagé des opérations, ce qui réduit significativement les risques d’encaissement et les frais de gestion.

Cela engendre concrètement une réduction du travail humain, une gestion plus optimisée, une diminution du risque d’erreurs qui pouvait entraîner un retard dans la clôture des transactions jusqu’ici.

Des outils d’IA au service de la finance

Le projet, qui a débuté en octobre 2024, s’appuie sur des modèles comme GPT d’OpenAI, Gemini de Google ou Claude d’Anthropic pour convertir des annonces non structurées en données utilisables.

Ensuite, ce sont ces informations qui sont normalisées au format ISO 20022, avant d’être transmises via le réseau SWIFT vers les systèmes existants. De même, le protocole CCIP de Chainlink diffuse les mêmes enregistrements sur des blockchains publiques et privées, y compris l’AppChain de DTCC.

Source : Chainlink

Par conséquent, la diffusion en double améliore la fiabilité des données et promeut une interopérabilité qui manquait précédemment dans le secteur financier.

Une participation mondiale

La liste des institutions impliquées reflète pleinement l’ampleur du chantier : infrastructures comme Euroclear ou DTCC, banques internationales telles qu’UBS, BNP Paribas, ANZ ou DBS, mais aussi des gestionnaires d’actifs comme Schroders et Wellington Management.

Néanmoins, ces acteurs ont toujours clairement identifié l’enjeu : rendre fiables des processus cruciaux, mais fastidieux, tout en dégageant plus de ressources pour l’innovation et la gestion des risques. Par conséquent, l’implication d’une diversité d’acteurs met en évidence la croissance de la maturité des solutions blockchain dans le secteur financier traditionnel.

La suite du programme

Après ce succès, les acteurs prévoient désormais d’élargir le périmètre. Concrètement, les prochaines étapes incluent l’intégration d’événements tels que les divisions d’actions, l’extension à de nouvelles juridictions et devises, mais aussi la mise en place de garde-fous supplémentaires en matière de confidentialité et de gouvernance.

Dès lors, le projet se veut évolutif et pourrait, à terme, couvrir l’ensemble du cycle de vie des opérations sur titres. En somme, selon les premiers résultats, la solution apparaît prête pour une utilisation en production, avec un potentiel d’économies estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.

Vers une finance plus efficace

Le couplage de l’intelligence artificielle, de la blockchain et des systèmes financiers traditionnels comme SWIFT, pourrait certes transformer le mode d’exécution des transactions, et préparer le terrain à une réduction très substantielle des délais de traitement et des risques d’erreurs, lesquelles pourraient illustrer l’impact des nouvelles technologies sur un domaine réputé lent et compliqué.

Mais c’est en fait moins un projet technologique qu’un message : désormais, la finance internationale admet que son efficacité future suppose l’innovation numérique.


Sources : Rapport Chainlink


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Baptiste Leclercq

Baptiste Leclercq

Rédacteur spécialisé en crypto-monnaies pour Actufinance.fr, je décrypte au quotidien l’actualité des marchés numériques, des projets blockchain émergents et des tendances DeFi. Fort d’une expertise pointue acquise au fil des années dans l’écosystème crypto, je veille à fournir une information claire, fiable et à jour pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux de ce secteur en constante évolution. Mon objectif : rendre l’innovation accessible à tous, sans sacrifier la rigueur journalistique.

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