Depuis quelques jours, MegaETH s’impose comme l’un des sujets les plus discutés dans la communauté crypto et plus particulièrement dans les cercles de développeurs Ethereum. En cause : l’annonce imminente de l’ouverture de son mainnet pour un “global stress test” avant le lancement public.
Une approche encore rare à cette échelle, qui vise à démontrer la robustesse technique du protocole dans des conditions réelles et extrêmes. Avec une ambition affichée de 11 milliards de transactions en sept jours, MegaETH se positionne déjà comme un sérieux prétendant dans la course aux Layer-2 nouvelle génération.
Pensé comme un réseau Ethereum-secured, orienté temps réel et très faible latence, MegaETH entend répondre aux limites structurelles actuelles des rollups : congestion, coûts variables et UX dégradée dès que l’activité explose. Un pari audacieux, mais stratégiquement aligné avec les besoins des applications grand public.
Un stress test grandeur nature
Contrairement aux lancements progressifs souvent observés sur les Layer-2, MegaETH a choisi une stratégie frontale : tester son mainnet sous charge maximale dès le départ. L’objectif est clair : maintenir un débit soutenu compris entre 15 000 et 35 000 transactions par seconde, tout en conservant une latence compatible avec des usages temps réel.
https://twitter.com/megaeth/status/2013261434353053929
Durant cette phase, les utilisateurs interagiront principalement avec des applications gaming comme Stomp.gg, Smasher.fun ou Crossy Fluffle. Ces jeux, sensibles à la latence, servent de banc d’essai idéal pour évaluer l’expérience utilisateur en conditions extrêmes.
En parallèle, l’équipe exécutera en back-end des transferts Ethereum (ETH) et des swaps via un AMM v3 sur le DEX Kumbaya.xyz afin d’atteindre le seuil symbolique des 11 milliards de transactions.
Ce choix est loin d’être anodin. Comme l’explique l’équipe : « les stress tests n’ont de valeur que s’ils sont inconfortables ». Autrement dit, mieux vaut faire émerger les failles maintenant que lors d’une adoption massive post-lancement. Si l’objectif est atteint, MegaETH établirait tout simplement un record historique de transactions sur une chaîne compatible EVM.
Une architecture orientée grand public
Au-delà de la performance brute, MegaETH se distingue par sa vision produit. Le réseau se décrit comme un Layer-2 temps réel, sécurisé par Ethereum, et conçu pour accueillir aussi bien la DeFi que des applications consumer. L’un des piliers de cette architecture est USDm, son stablecoin natif, pensé pour stabiliser les coûts du sequencer et offrir une prévisibilité économique aux développeurs.
Cette approche tranche avec les modèles actuels où les frais peuvent devenir imprévisibles lors des pics d’activité. En pratique, cela ouvre la porte à des cas d’usage jusqu’ici difficiles à déployer on-chain : jeux multijoueurs, social apps, expériences interactives et DeFi à haute fréquence.
Fondé en 2022, MegaETH bénéficie par ailleurs d’un solide soutien institutionnel. Le projet a levé 20 millions de dollars lors d’un seed round auprès d’acteurs majeurs comme Dragonfly Capital, Vitalik Buterin et Joseph Lubin. Un signal fort de crédibilité dans un écosystème où la concurrence entre Layer-2 est plus intense que jamais.
Avec ce stress test mondial, MegaETH ne cherche pas seulement à prouver qu’il peut scaler : il veut démontrer que l’Ethereum de demain peut être rapide, fluide et orienté utilisateurs. Si les promesses sont tenues, le lancement public à venir pourrait bien repositionner les standards de performance et d’UX pour l’ensemble des Layer-2. Un projet à surveiller de très près en 2026.
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