Le marché crypto traverse encore une phase de consolidation, mais certains acteurs institutionnels parient déjà sur le prochain cycle haussier. C’est le cas de Tom Lee, figure bien connue de Wall Street et président de Bitmine, qui vient d’annoncer la mise en staking de près de 4 milliards de dollars d’Ethereum.
Cette décision stratégique, loin d’être anodine, s’inscrit dans une vision long terme où Ethereum deviendrait l’infrastructure de règlement centrale de la finance mondiale.
Alors que le prix reste en retrait par rapport à ses sommets historiques, Lee anticipe déjà un puissant rebond dès 2026, qu’il qualifie de véritable “supercycle”.
Bitmine devient un géant du staking Ethereum
Bitmine a franchi un cap majeur en mettant en staking près d’un tiers de ses avoirs totaux en Ethereum, soit environ 4 milliards de dollars sur un trésor évalué à 13 milliards. Avec cette opération, la société entend devenir « le plus grand fournisseur de staking de tout l’écosystème crypto », selon Tom Lee, persuadé que Ethereum est la meilleure crypto du marché.
À la clé : une estimation de revenus annualisés de 374 millions de dollars, soit plus d’un million de dollars générés chaque jour grâce aux récompenses de staking.
Soutenue par des investisseurs institutionnels de premier plan comme Founders Fund de Peter Thiel ou ARK Invest de Cathie Wood, Bitmine détient déjà environ 3,45 % de l’offre totale d’Ethereum et vise à terme les 5 %. Cette accumulation agressive renforce sa position de première trésorerie Ethereum au monde et illustre une tendance de fond : la financiarisation du staking comme source de rendement quasi obligataire dans la DeFi institutionnelle.
Ce mouvement intervient pourtant dans un contexte de marché tendu. De nombreuses entreprises ayant adopté en 2025 un modèle de “Digital Asset Treasury” voient aujourd’hui leur valorisation boursière passer sous la valeur de leurs actifs crypto. Bitmine, elle, fait le pari inverse : transformer la volatilité actuelle en avantage stratégique via des revenus on-chain récurrents.
Pourquoi Tom Lee anticipe un “supercycle” Ethereum en 2026
Malgré un Ethereum encore en baisse d’environ 37 % par rapport à son plus haut historique, Tom Lee estime que le pire est derrière nous. Il parle d’un “mini crypto winter” provoqué par un reset du levier fin 2025, mais considère 2026 comme l’année de la reprise. Son scénario repose sur plusieurs catalyseurs majeurs : l’essor des stablecoins, la tokenisation des actifs traditionnels et l’adoption d’Ethereum comme couche de règlement par Wall Street.
Des signaux forts émergent déjà. JPMorgan a choisi Ethereum pour lancer son premier fonds monétaire tokenisé, tandis que Morgan Stanley a déposé une demande pour un ETF Ethereum. Même Standard Chartered anticipe un prix à 40 000 dollars d’ici 2030, citant la clarté réglementaire attendue avec l’adoption du Clarity Act début 2026.
Tom Lee va encore plus loin, évoquant un scénario extrême à 250 000 dollars par ETH, ce qui valoriserait le réseau autour de 30 000 milliards de dollars. Dans cette optique, il pousse également les actionnaires de Bitmine à voter en faveur d’une augmentation massive du nombre d’actions autorisées, prélude à un futur split boursier. Son raisonnement est clair : si le cours de l’action suit celui d’Ethereum, mieux vaut préparer dès maintenant la prochaine phase d’expansion.
En résumé, le staking massif de Bitmine n’est pas qu’un pari financier : c’est un signal fort envoyé au marché. Pour Tom Lee, Ethereum n’est pas en fin de cycle, mais à l’aube d’une nouvelle ère institutionnelle qui pourrait redéfinir la finance globale dès 2026.
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