Alors qu’Ethereum reste en retrait de près de 40 % par rapport à son sommet historique, un signal fort vient de Wall Street : Tom Lee, figure emblématique des marchés crypto, a acheté 118 millions de dollars d’ETH via sa société Bitmine.
Cette accumulation intervient juste après le soutien public de BlackRock à Ethereum comme infrastructure clé de la tokenisation financière. Entre flux institutionnels, staking massif et adoption par les géants bancaires, la question se pose désormais: ETH peut-il viser 5 000 dollars en 2026 ?
Tom Lee achète 118 millions d’ETH : un pari assumé
La société de trésorerie crypto Bitmine a confirmé l’achat de 118 millions de dollars supplémentaires en Ethereum, portant ses avoirs totaux à 12,5 milliards de dollars. Un chiffre impressionnant, d’autant plus que l’opération intervient dans un contexte de marché encore fragile, avec un secteur des cryptomonnaies amputé de plus de 1 000 milliards de dollars depuis son pic d’octobre.

Pour Tom Lee, ce repli est une opportunité stratégique. Selon lui, la surperformance relative d’Ethereum face à Bitcoin depuis l’automne reflète une réalité simple : la tokenisation des actifs financiers se construit sur Ethereum. Obligations, fonds monétaires tokenisés, stablecoins institutionnels, l’essentiel de l’innovation TradFi-on-chain converge vers l’ETH.
Bitmine ne se contente pas d’acheter. L’entreprise a staké près de 6 milliards de dollars en Ethereum, générant environ 1 million de dollars de revenus quotidiens via le staking. Cette approche transforme ETH en actif productif, comparable à une obligation numérique générant un rendement natif.
Malgré un prix qui peine à se maintenir au-dessus des 3 000 dollars depuis novembre, les flux parlent d’eux-mêmes : plus de 500 millions de dollars d’ETH accumulés par Bitmine en un mois, et 102 millions de dollars d’entrées dans des produits d’investissement Ethereum en janvier selon DefiLlama. Pour Lee, Ethereum reste « la blockchain la plus fiable et la plus utilisée par Wall Street, sans aucune interruption depuis sa création ».
ETH vers 5 000 dollars ? L’effet BlackRock
Tom Lee n’est pas seul dans ce pari. Les plus grandes institutions financières mondiales (BlackRock, JPMorgan, Morgan Stanley, Visa) ont toutes publiquement validé Ethereum comme infrastructure de référence. Dans ses perspectives 2026, BlackRock cite explicitement Ethereum comme première blockchain pour la tokenisation.
Lors du Forum économique mondial de Davos, Larry Fink a été clair : faire fonctionner la finance mondiale sur une blockchain commune est “nécessaire” pour réduire les coûts, améliorer la transparence et démocratiser l’accès aux marchés. En pratique, Ethereum est aujourd’hui la seule blockchain combinant sécurité, liquidité, écosystème développeur et adoption institutionnelle à grande échelle.
Les cas d’usage se multiplient. En décembre, JPMorgan a lancé son premier fonds monétaire tokenisé sur Ethereum, un marché estimé à 9 000 milliards de dollars par la Banque des règlements internationaux. Parallèlement, trésoreries d’entreprises et ETF détiennent désormais 18 milliards de dollars d’ETH, renforçant la pression acheteuse structurelle.
Dans ce contexte, un retour vers 5 000 dollars apparaît crédible si plusieurs conditions sont réunies : stabilisation macroéconomique, poursuite des flux institutionnels et résolution progressive des défis techniques liés à la scalabilité (blobs, L2). À court terme, ETH reste volatil. À moyen terme, il s’impose comme l’actif central de la convergence entre finance traditionnelle, blockchain et IA.
L’achat massif de 118 millions de dollars d’ETH par Tom Lee n’est pas un coup médiatique, mais un signal institutionnel fort. Soutenu par BlackRock et adopté par les plus grandes banques mondiales, Ethereum dépasse désormais le statut de simple crypto-actif. Si le seuil des 5 000 dollars dépendra du cycle de marché, une chose est claire : en 2026, Ethereum est devenu l’infrastructure financière que Wall Street choisit d’accumuler, pas de trader.
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