Hong Kong s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de sa stratégie crypto en délivrant, dès le 1er trimestre 2026, ses toutes premières licences d’émetteurs de stablecoins. Après l’entrée en vigueur du cadre réglementaire à l’été 2025, la place financière veut accélérer sans perdre le contrôle. L’enjeu est clair : attirer les acteurs sérieux de la finance numérique, tout en verrouillant la protection des utilisateurs et la stabilité du système.
Un cadre réglementaire désormais opérationnel
Le régime hongkongais encadrant les stablecoins adossés à une monnaie fiduciaire est devenu effectif le 1er août 2025. Depuis cette date, l’émission de stablecoins « fiat-referenced » est une activité réglementée et conditionnée à l’obtention d’une licence auprès de l’autorité monétaire locale. Le registre public indiquait encore à la mi-août 2025 qu’aucun acteur n’était licencié, signe d’une montée en charge progressive et volontairement prudente.
Le calendrier fixé par le régulateur dès l’été 2025 montre cette logique : prise de contact encouragée avant le 31 août 2025, et dépôt des dossiers avant le 30 septembre 2025. Les premières autorisations devraient donc matérialiser la fin de cette phase d’instruction, avec un lot initial limité. Les autorités ont, à plusieurs reprises, évoqué l’idée d’« une poignée » de licences au départ, afin de calibrer la supervision et d’éviter un emballement de marché.
Dans les faits, cette prudence n’a pas empêché la spéculation autour de l’écosystème : après l’adoption du texte, certaines valeurs liées aux actifs numériques à Hong Kong ont connu des envolées spectaculaires. Le message des autorités est limpide : la communication doit rester responsable, pour ne pas créer d’attentes irréalistes autour des stablecoins, de leur adoption et de leur rentabilité.
Hong Kong joue gros sur la délivrance de nouvelles formes de licences
Les candidats les mieux placés sont ceux qui ont déjà travaillé « en environnement contrôlé ». Un dispositif de type sandbox a été lancé en 2024 avec plusieurs acteurs (e-commerce, fintech, consortium bancaire, télécoms et acteurs Web3). Cette étape a permis de tester des modèles de réserve, de gouvernance et de gestion des risques avant l’ouverture officielle du guichet de licences.
Au-delà des noms, l’intérêt économique est massif. Début 2026, la capitalisation totale des stablecoins tourne autour de 309 milliards de dollars, avec une domination d’environ 60 % pour l’USDT. Les deux leaders (USDT et USDC) pèsent à eux seuls l’essentiel de la liquidité, et leur rôle sur le marché crypto reste central, entre arbitrage, trading et transferts transfrontaliers.
Hong Kong cherche donc à capter une part de cette infrastructure mondiale, mais en version régulée, avec des exigences fortes (réserves, séparation des fonds, rachat à la valeur nominale, règles AML/CFT). Dans un contexte où de grands réseaux de paiement et des banques explorent aussi les règlements en stablecoins, la juridiction veut se positionner comme place de confiance pour la finance tokenisée et les paiements 24/7, notamment en dollars de Hong Kong et en dollars américains.
Dans ce paysage, Bitcoin reste l’actif de référence, mais l’innovation se déplace aussi vers des couches applicatives. Bitcoin Hyper est présenté comme un projet visant à proposer une couche de transactions plus rapide et moins coûteuse, en s’appuyant sur un environnement d’exécution inspiré de la Solana Virtual Machine (SVM) pour apporter des usages de type DeFi et smart contracts autour de BTC.
Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre et d’effectuer vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.
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