Accueil Polymarket dans la tourmente : 60 % de ses échanges seraient “faux”, selon Columbia University
ACTUALITÉS, Economie numérique, Sponsorisé

Polymarket dans la tourmente : 60 % de ses échanges seraient “faux”, selon Columbia University

Une étude récente de l’Université de Columbia a mis en évidence un phénomène qui pourrait miner la fiabilité sur le site de marchés prédictifs Polymarket. Les résultats des travaux de recherche montrent qu’au moins 60 % des volumes échangés seraient des transactions artificielles, y compris du wash trading qui consiste à acheter puis à revendre instantanément le même actif afin de donner une apparence de liquidité et d’animation à la place de marché. Le volume affiché devient en somme exceptionnel : il ne l’est en réalité qu’a priori, risquant de tromper une partie des utilisateurs.

Des volumes gonflés qui remettent en question la crédibilité du marché

Yash Kanoria et Hongyao Ma, chercheurs à la Columbia Business School et au Barnard College, ont conduit une étude intitulée « Network-Based Detection of Wash Trading« . Cette recherche s’est appuyée sur les données de la blockchain utilisée par Polymarket, à savoir Polygon.

En raison de leurs nombreuses recherches et analyses, ils estiment qu’environ 25 % du volume total comptabilisé au cours des trois dernières années serait artificiel ; sous réserve de confirmation, ce qui pose de sérieuses questions sur la véracité des chiffres, à savoir des chiffres mensongers.

Au terme d’une investigation diligentée, l’équipe de recherche a substancié un ensemble de significations saillantes, retenant en particulier que « début décembre 2024, près de 60 % du volume hebdomadaire était d’origine circulaire ».

Puis, même si moins de six mois étaient passés, elle constatait par exemple de nouveaux pics de consommation d’environ 20% des transactions artificielles sur les plus gros segments, à savoir les paris sportifs et les jeux dans les élections de plusieurs pays, fin octobre 2025.

D’après les auteurs, ces variations n’auraient rien d’an innocent. Elles viendraient notamment d’actions répétées d’utilisateurs qui tenteraient de faire bouger artificiellement la liquidité. C’est ainsi que Polymarket tromperait l’illusion d’un niveau d’activité supérieur à la réalité, d’une animation qui ne figure pas systématiquement à la hauteur du dynamisme du marché.

Un airdrop qui aurait stimulé le faux volume

Les chercheurs avancent aussi une explication claire. En effet, la hausse du wash trading coïnciderait avec les rumeurs persistantes d’un airdrop de jetons. C’est en octobre 2025 que le fondateur de Polymarket aurait annoncé, de manière inopinée, le lancement imminent d’un jeton natif.

Plusieurs utilisateurs auraient alors décidé de multiples échanges pour bénéficier d’un futur largage. Ainsi, les volumes observés ne seraient pas le fruit d’un développement naturel, mais de l’opportunisme de certains traders.

Par ailleurs, la configuration même de la plateforme incite à ces comportements. L’absence de frais, les stablecoins, l’option de plusieurs portefeuilles anonymes facilitent les contournements. Mais encore une fois, cela n’est pas un encouragement de Polymarket. Les pratiques sont rendues seulement plus confortables par la technique.

L’importance de la vigilance et de la transparence dans le Web3

L’affaire Polymarket rappelle une donnée fondamentale du web3 : la confiance se mérite, elle ne se donne pas. Au-delà de la promesse d’un fonctionnement décentralisé des plateformes, les investisseurs ont un minimum de devoir de responsabilité. C’est la différence entre des plateformes auditées et le fonctionnement vraiment transparent d’un projet, il y a une vraie différence.

Au fur et à mesure que l’écosystème évolue, la vigilance devient croissante. Des milliards de dollars s’échangent chaque mois. Chainalysis a ainsi recensé plus de 2.2 milliards de dollars perdus depuis 2024 dans des projets non audités ou contenant des vulnérabilités de sécurité. En matière de transparence, ce n’est plus un détail, c’est un critère de crédibilité important.

Heureusement, de nouveaux acteurs nous montrent qu’un autre modèle peut exister. Maxi Doge en est un bon exemple. Deux sociétés indépendantes Consult et SOLIDProof ont conduit l’audit complet du projet en phase de pré-lancement.

Des experts externes ont ensuite validé le code source, ce qui a permis de sécuriser l’investissement. Une prévente encore accessible avec plus de 4 millions de dollars déjà levée, avec un rendement annuel de 78 %. Un système de staking dynamique et une politique de distribution encadrée illustrent une rigueur compatible avec le Web3.

Cette demande de clarté représente une nouvelle sagesse avisée : investir, oui, mais dans des projets fiables, vérifiés, audités. Sur un marché souvent envahi par des annonces tonitruantes, la transparence technique devient le premier gage de sérieux et, souvent, de pérennité.

Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.


Source : Cointelegraph, Bloomberg


Sur le même sujet :


Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre et d’effectuer vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.

Ajoutez Actufinance à vos flux Google Actualités

Baptiste Leclercq

Baptiste Leclercq

Rédacteur spécialisé en crypto-monnaies pour Actufinance.fr, je décrypte au quotidien l’actualité des marchés numériques, des projets blockchain émergents et des tendances DeFi. Fort d’une expertise pointue acquise au fil des années dans l’écosystème crypto, je veille à fournir une information claire, fiable et à jour pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux de ce secteur en constante évolution. Mon objectif : rendre l’innovation accessible à tous, sans sacrifier la rigueur journalistique.

Dernières Actualités

bitpanda fusion
ACTUALITÉS

Bitpanda Fusion : L’excellence institutionnelle au service des traders européens

Un Bitcoin géant fissuré par un rayon vert face à un bouclier Ethereum lumineux, tandis qu’un analyste observe les écrans « Hyper Bitcoin » et « Quantum Risk » dans une salle de contrôle futuriste.
ACTUALITÉS

Q-Day et la menace quantique sur Bitcoin : ce que doit savoir l’investisseur

Plus de 711 milliards de dollars de bitcoins pourraient devenir vulnérables si un ordinateur quantique suffisamment puissant venait à exister avant que le réseau ne soit protégé. Ce qui relevait encore récemment d’une hypothèse de long terme est désormais traité comme un risque d’ingénierie actif : en mars 2026, des travaux publiés simultanément par le...

Image réaliste d’un Bitcoin posé devant un graphique montrant une zone de prix étroite et une volatilité comprimée.
ACTUALITÉS

Quand les ordinateurs quantiques menaceront Bitcoin : ce que dit déjà le droit

Voler des bitcoins à l’aide d’un ordinateur quantique serait-il juridiquement différent d’un cambriolage ordinaire ? La question n’est plus purement spéculative. Le 31 mars 2026, Google Quantum AI a publié des recherches montrant que la courbe elliptique secp256k1 – le schéma cryptographique sur lequel repose Bitcoin – pourrait être compromise avec moins de 500 000...

Bitcoin s’impose dans les trésoreries brésiliennes — les autres pays vont-ils suivre ?
ACTUALITÉS

Les développeurs Bitcoin débattent d’un gel des coins vulnérables au quantique

ACTUALITÉS

Deutsche Börse prend une participation de 200 millions de dollars dans Kraken avant son IPO

ACTUALITÉS

Dogecoin teste à nouveau les 0,10 $ pendant que Maxi Doge se rapproche du seuil des 5 M$

ACTUALITÉS

Bitcoin au-dessus de 76 000 $ : le débat sur le risque quantique relance aussi l’intérêt pour la Layer 2 Bitcoin Hyper