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Une foncière publique pour mieux gérer l’immobilier de l’Etat ?

La gestion du patrimoine immobilier de l’État français, qui s’étend sur environ 94 millions de mètres carrés bâtis, dont 23 millions de mètres carrés de bureaux, représente un enjeu stratégique majeur pour les finances publiques et l’efficacité administrative. Face aux défis liés à l’optimisation des ressources, à la transition environnementale et à la modernisation des infrastructures publiques, le gouvernement a initié la création d’une « foncière » dédiée à la gestion de ce patrimoine. Cette initiative vise à centraliser et professionnaliser la gestion immobilière de l’État, en s’inspirant de modèles européens éprouvés. 

Quels en sont les enjeux ? Pourquoi créer une « foncière » ? Comment fonctionnera-t-elle ? Pour quels bénéfices attendus ?

Contexte et enjeux de la gestion immobilière de l’État

Selon le rapport de la Cour des Comptes de 2021, la gestion actuelle du patrimoine immobilier de l’État coûte environ 3 milliards d’euros par an, dont une grande partie pourrait être économisée par une gestion centralisée. La création d’une foncière dédiée à la gestion du patrimoine immobilier de l’État français apparaît donc comme une mesure à la fois utile et nécessaire. Elle permettrait une gestion plus efficace et professionnelle des actifs, une réduction des coûts et une meilleure valorisation des biens, générant ainsi des revenus supplémentaires pour l’État.

La France s’inspire ce faisant de l’Italie, qui a mis en place une structure similaire, la « Cassa Depositi e Prestiti », qui gère le patrimoine immobilier de l’État italien.

Un patrimoine immobilier conséquent

L’État français est le plus grand propriétaire foncier du pays, avec près de 100 millions de mètres carrés et 200 000 propriétés, incluant des bureaux, des terrains, des hangars et des centres de formation. La gestion efficace de ce vaste patrimoine est cruciale pour assurer la qualité des services publics tout en maîtrisant les coûts.

Les défis actuels

La gestion immobilière de l’État doit faire face à plusieurs défis :

  1.    Rationalisation des surfaces : réduire les espaces inutilisés pour optimiser l’utilisation des ressources
  2.    Transition environnementale : adapter les infrastructures aux normes écologiques pour répondre aux enjeux climatiques.
  3.    Modernisation des espaces de travail : offrir des environnements adaptés aux besoins contemporains des agents publics et des usagers.

Pourquoi créer une foncière dédiée ?

Pour la centralisation de la gestion du patrimoine immobilier

La création d’une foncière publique et interministérielle permet de centraliser la gestion du patrimoine immobilier, favorisant une allocation plus efficace des ressources pour la rénovation et l’adaptation des espaces de travail et d’accueil du public. 

Pour la responsabilisation des occupants

En instaurant une fonction réelle de propriétaire, la foncière facturera des loyers aux ministères et autres administrations, mettant fin à la gratuité des locaux. Cette mesure vise à responsabiliser les occupants sur le coût de leur immobilier et à encourager une utilisation plus rationnelle des espaces. 

Pour la professionnalisation de la gestion

La foncière permettra de renforcer l’attractivité et la professionnalisation de la filière immobilière de l’État, en valorisant les parcours de carrière et en renforçant les identités des métiers concernés. 

Comment mettre en œuvre la foncière ?

Structure et gouvernance

La foncière sera une entité publique, contrôlée à 100 % par l’État, dotée d’une autonomie financière. Elle assurera les missions de propriétaire sur le portefeuille d’actifs immobiliers qui lui sera transféré, ainsi que sur les actifs à acquérir. 

Financement et ressources

Son fonctionnement sera garanti par la perception des loyers payés par les occupants, par sa capacité à emprunter et à dynamiser l’ensemble de la chaîne de valeur immobilière. 

Objectifs opérationnels

La foncière aura pour mission de moderniser, optimiser les coûts du patrimoine et valoriser l’immobilier de l’État. Les compétences seront regroupées au sein d’un ou de quelques organismes, disposant pour leurs recrutements d’une plus grande liberté que l’administration. 

Quels sont les bénéfices attendus ?

L’optimisation financière

La réforme ambitionne de professionnaliser la gestion immobilière, optimiser les dépenses et réduire de 25 % en dix ans les surfaces de bureaux. L’État espère vendre ou louer davantage de locaux inutilisés, bien que les recettes des cessions aient diminué ces dernières années. 

Répondre à la transition écologique

La foncière jouera un rôle clé dans la transition environnementale du patrimoine immobilier de l’État, en veillant à la rénovation énergétique des bâtiments et à l’adoption de pratiques durables. 

Améliorer les conditions de travail des agents

En modernisant les infrastructures, la foncière contribuera à offrir des environnements de travail plus adaptés et agréables pour les agents publics, améliorant ainsi leur efficacité et leur bien-être.

Conclusion

La création d’une foncière dédiée à la gestion du patrimoine immobilier de l’État français représente une réforme ambitieuse visant à moderniser, optimiser et valoriser les actifs immobiliers publics.

En centralisant la gestion, en responsabilisant les occupants et en professionnalisant la filière immobilière, cette initiative répond aux défis actuels tout en préparant l’avenir. Elle s’inscrit dans une démarche de rationalisation des ressources publiques, de transition écologique et d’amélioration des services rendus aux citoyens.

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Didier Brochon Rédacteur Expert en Fiscalité

Didier Brochon Rédacteur Expert en Fiscalité

Dans la filière fiscale, je suis particulièrement compétent et formaté pour la fiscalité des entreprises et des particuliers, le contrôle fiscal et son assistance, les conseils aux entreprises et aux particuliers, le traitement des contentieux suite aux contrôles fiscaux, l'assistance aux vérifications de comptabilité informatisées (compétence informatique particulière dans le traitement des données), mais apte à défendre de la même manière un contrôle fiscal des particuliers (contrôle sur pièces, ou un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'ensemble; impositions directes locales: taxe d'habitation, taxes foncières), je suis également compétent dans une autre spécialité mal connue, y compris de beaucoup d'avocats, les évaluations domaniales de valeurs vénales et de valeurs locatives d'immeubles, évaluations des indemnisations en matière d'expropriations pour cause d'utilité publique, et leurs contentieux (au sein de l'Agence France Domaine en qualité de Chargé de mission, évaluateur et commissaire du gouvernement devant le Juge de l'expropriation et devant les SAFER).

Ma carrière administrative m'a valu d'exercer dans pratiquement tous les domaines du droit fiscal, y compris international, au sein de plusieurs Grandes Directions Nationales (ex-DSGI aujourd'hui DRESG ; DNVSF, en liaison avec Bercy, puis dans une Grande Direction Régionale de contrôles fiscaux, la DIRCOFI Centre-Val de Loire). 

Plus que mes compétences techniques très étendues, ma personnalité s'est toujours distinguée par une exigence de rigueur, mon adaptabilité, l'esprit d'analyse et de synthèse, le pragmatisme, la créativité, réactivité, curiosité, l'aisance relationnelle et en équipe, la vitesse de compréhension et d'exécution, le goût de l'initiative, des responsabilités et de la négociation. J'aurais pu par exemple intégrer un cabinet spécialisé, pour assurer la défense des intérêts des clients dans les domaines précités. J'aurais tout aussi bien pu travailler en "back office" en défense et recours des contribuables vérifiés, sur études des dossiers, ou les assister pendant les vérifications. Mes principaux hobbies sont : musique, art en général et littérature en particulier, étant auteur publié, et je suis également intéressé par l'activité de rédacteur.

Mes compétences fiscales et "para-fiscales" sont des plus étendues : juridiques (droit civil, fiscal et pénal découlant du fiscal, et droit de l'urbanisme + droit administratif, public et constitutionnel).

Aujourd'hui à la retraite, je reste actif en qualité d'auto-entrepreneur, en matière de conseils et défense en fiscalité des particuliers uniquement, et secondairement conseil dans les activités liées à l'écriture. Mon site web professionnel est https://www.cdjf-casav.com, où je réponds aux contribuables (ou écrivains) qui me sollicitent (mes tarifs et honoraires y sont clairement mentionnés).

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