Coinbase figure parmi les six plateformes crypto que la justice du centre financier d’Astana interdit d’exercer sans licence, une mesure annoncée le 20 octobre 2026 par l’autorité de surveillance.
Le tribunal du Centre financier international d’Astana (AIFC) a rendu son jugement le 15 septembre 2026 contre sept opérateurs, puis l’a amendé le 18 septembre pour retirer LBank, après que cette plateforme a elle-même bloqué l’accès depuis le Kazakhstan. Restent Coinbase, BingX, Bitcoin.com, Huobi Global (HTX), BitMart et WEEX, interdits d’offrir ou de faire la publicité de services d’actifs numériques sans autorisation dans la juridiction de l’AIFC.
Une société cotée au Nasdaq dans la liste
Ce qui distingue cette vague de répression, c’est le nom de Coinbase : la bourse américaine cotée, régulée aux États-Unis, se retrouve mise en cause aux côtés de plateformes opérant sans autorisation locale. Selon l’ordonnance, les services non autorisés faussent la concurrence avec les acteurs agréés, qui supportent le coût des règles anti-blanchiment, du contrôle des clients et de la supervision.
L’Astana Financial Services Authority (AFSA), le régulateur du centre financier, a poursuivi les opérateurs en justice pour services d’actifs numériques non autorisés. Sa directrice générale Evgeniya Bogdanova a décrit une décision de justice « le résultat d’efforts étendus et soutenus » contre les plateformes qui faisaient de la publicité et offraient des services sans autorisation .
Les six opérateurs devraient aussi régler environ 1,995 million de tenge kazakhstani de frais de justice, une somme citée de façon isolée et dont le périmètre, totale ou par opérateur, n’est pas précisé. BingX, Coinbase et Huobi Global n’avaient pas répondu aux demandes de commentaire.
La voie conforme récompensée
L’affaire dessine deux chemins pour un opérateur crypto visé au Kazakhstan. Neuf plateformes ont volontairement restreint l’accès à leurs applications depuis le pays et se sont vu retirer les poursuites ; sept autres ont annoncé à l’AFSA leur intention d’obtenir une licence. La mise en demeure, elle, frappe les six qui n’ont fait ni l’un ni l’autre.
Le régulateur avait averti plus de 20 plateformes par écrit dès 2025, avant d’engager des poursuites début 2026 contre celles qui continuaient sans autorisation. Ce durcissement suit une logique de conformité que l’Europe applique sous MiCA, où les plateformes hors périmètre agrégé perdent l’accès au marché : comme le montre la demande de l’Autorité hellénique des marchés financiers envers Binance, les régulateurs tranchent désormais entre acteurs déclarés et opérateurs qui restent hors du cadre.
L’ordonnance s’étend aussi à Google et Apple en tant qu’opérateurs de boutiques d’applications, avec obligation de restrictions géographiques. Les plateformes peuvent faire appel ou solliciter une licence ; rien n’indique encore que les six visées aient cessé leurs activités en Kazakhstan.