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Vaut-il mieux augmenter les impôts ou diminuer les dépenses publiques ?

Faits Vérifiés par:
Hando Tiana Rédacteur Expert

Augmenter les impôts, ou réduire les dépenses publiques : quelle est la meilleure option selon le contexte ? Explorons ensemble les avantages et inconvénients de chaque approche.

Augmenter les impôts sans réduire les dépenses de l’État

Les avantages seraient :

  • une augmentation des recettes : les impôts additionnels fourniraient des ressources immédiates pour réduire le déficit.
  • la stabilité des services publics : le maintien des dépenses permettrait de continuer les programmes et services publics sans interruption.

Les inconvénients d’une telle option :

  • un impact sur le pouvoir d’achat : les ménages pourraient voir leur pouvoir d’achat diminuer, ce qui pourrait réduire la consommation intérieure.
  • un impact sur les entreprises : augmenter les impôts sur les sociétés pourrait en effet dissuader l’investissement et diminuer la compétitivité des entreprises françaises.
  • une fuite de capitaux : un certain nombre d’entreprises et d’individus pourraient chercher à se relocaliser dans des pays à fiscalité plus clémente.

Réduire à la fois les impôts et les dépenses de l’État

Les avantages de cette option seraient :

  • l’encouragement de l’investissement : moins d’impôts pourrait stimuler les investissements privés, créant ainsi de la croissance économique.
  • une augmentation de la compétitivité : la réduction des charges fiscales et sociales améliorerait la compétitivité des entreprises françaises.
  • la réduction de la bureaucratie : diminuer les dépenses de fonctionnement pourrait conduire à une gestion plus efficace des ressources publiques, et un allègement du poids de la bureaucratie.

Les inconvénients pourraient être :

  • des risques sociaux : réduire les dépenses publiques pourrait affecter la qualité et la disponibilité des services publics, ce qui pourrait être particulièrement ressenti par les plus vulnérables.
  • de vives réactions politiques : des coupes budgétaires importantes pourraient entraîner des contestations et des troubles sociaux.
  • des temps de mise en œuvre longs : les réformes structurelles prennent beaucoup de temps et leurs bénéfices ne sont pas immédiats, ce qui peut poser problème en cas de crise budgétaire urgente.

Ces deux approches ont des implications profondes pour l’économie et la société française. L’équilibre budgétaire et la réduction de la dette nécessitent souvent un mélange de mesures fiscales et de réformes structurelles. Une approche équilibrée pourrait inclure une rationalisation des dépenses publiques inefficaces tout en ajustant la fiscalité de manière progressive pour ne pas freiner l’activité économique.

bourse et dette publique

Réduire les dépenses publiques sans augmenter les impôts

C’est la solution que préconisent beaucoup d’économistes, la seule qui leur paraît viable, mettant en avant la dernière notation de la France par les Agences.

Ces dernières paraissent ne plus accorder qu’une confiance relative au pays pour qu’il redresse son économie et la situation de sa dette abyssale (3 228 milliards d’euros ; 112 % de son PIB), et le risque existe désormais, que la notation de la France soit dégradée pour passer à un simple A.

Les conséquences seraient alors majeures, cette note A risquant de faire que beaucoup de banques, de caisses d’assurance, de fonds d’investissement ne puissent plus soutenir la France, cassant de la sorte la dynamique économique.

Une part égale à 54% de la dette de la France est détenue par des créanciers étrangers, tandis qu’en juillet 2024, des fonds japonais ont vendu pour 9 milliards d’euros d’obligations souveraines françaises ! Il manque à la France désormais, la confiance des investisseurs (sa situation devient comparable à celle qu’a été la Grèce dans ses années les plus sombres), il lui manque également la stabilité fiscale, et l’attractivité. 

Rétablir la confiance, la stabilité fiscale et l’attractivité du pays

Lutter réellement et efficacement contre les fraudes, fiscale et sociale, qui représentent respectivement 30 milliards d’euros et 20 milliards d’euros, seraient de nature à rétablir la confiance.

Il en est de même que de réduire le train de vie de l’Etat, à commencer par la composition du gouvernement, et des deux chambres du Parlement : une vingtaine de ministres et secrétaires d’Etat, là où on en compte aujourd’hui 42, et une diminution du nombre de députés et de sénateurs. C’est ce qui s’est fait dans d’autres pays, et permettrait de réduire significativement les dépenses de fonctionnement, donc la dette, et là aussi, redonnerait la confiance perdue. 

Les entreprises françaises ne peuvent souvent que compter sur elles-mêmes pour avancer et se développer, et ce n’est évidemment pas simple dans un contexte de crise permanente, d’instabilité, surtout fiscale.

Elles devraient néanmoins si possible faire plus et mieux pour se développer sur les marchés internationaux tout en affichant davantage l’excellence de leur savoir-faire, reconnu et apprécié à l’étranger. 

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Didier Brochon Rédacteur Expert en Fiscalité

Didier Brochon Rédacteur Expert en Fiscalité

Dans la filière fiscale, je suis particulièrement compétent et formaté pour la fiscalité des entreprises et des particuliers, le contrôle fiscal et son assistance, les conseils aux entreprises et aux particuliers, le traitement des contentieux suite aux contrôles fiscaux, l'assistance aux vérifications de comptabilité informatisées (compétence informatique particulière dans le traitement des données), mais apte à défendre de la même manière un contrôle fiscal des particuliers (contrôle sur pièces, ou un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'ensemble; impositions directes locales: taxe d'habitation, taxes foncières), je suis également compétent dans une autre spécialité mal connue, y compris de beaucoup d'avocats, les évaluations domaniales de valeurs vénales et de valeurs locatives d'immeubles, évaluations des indemnisations en matière d'expropriations pour cause d'utilité publique, et leurs contentieux (au sein de l'Agence France Domaine en qualité de Chargé de mission, évaluateur et commissaire du gouvernement devant le Juge de l'expropriation et devant les SAFER).

Ma carrière administrative m'a valu d'exercer dans pratiquement tous les domaines du droit fiscal, y compris international, au sein de plusieurs Grandes Directions Nationales (ex-DSGI aujourd'hui DRESG ; DNVSF, en liaison avec Bercy, puis dans une Grande Direction Régionale de contrôles fiscaux, la DIRCOFI Centre-Val de Loire). 

Plus que mes compétences techniques très étendues, ma personnalité s'est toujours distinguée par une exigence de rigueur, mon adaptabilité, l'esprit d'analyse et de synthèse, le pragmatisme, la créativité, réactivité, curiosité, l'aisance relationnelle et en équipe, la vitesse de compréhension et d'exécution, le goût de l'initiative, des responsabilités et de la négociation. J'aurais pu par exemple intégrer un cabinet spécialisé, pour assurer la défense des intérêts des clients dans les domaines précités. J'aurais tout aussi bien pu travailler en "back office" en défense et recours des contribuables vérifiés, sur études des dossiers, ou les assister pendant les vérifications. Mes principaux hobbies sont : musique, art en général et littérature en particulier, étant auteur publié, et je suis également intéressé par l'activité de rédacteur.

Mes compétences fiscales et "para-fiscales" sont des plus étendues : juridiques (droit civil, fiscal et pénal découlant du fiscal, et droit de l'urbanisme + droit administratif, public et constitutionnel).

Aujourd'hui à la retraite, je reste actif en qualité d'auto-entrepreneur, en matière de conseils et défense en fiscalité des particuliers uniquement, et secondairement conseil dans les activités liées à l'écriture. Mon site web professionnel est https://www.cdjf-casav.com, où je réponds aux contribuables (ou écrivains) qui me sollicitent (mes tarifs et honoraires y sont clairement mentionnés).

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