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Qu’en est-il de la qualité de la dette de la France et de son statut d’emprunteur privilégié ?

Faits Vérifiés par:
Richard Rédacteur Expert

Qu’en est-il de la qualité de la dette de la France, et de son statut d’emprunteur privilégié ? Qu’en est-il de la confiance des investisseurs, et de sa place au sein de l’UE ?

Le nouveau Premier ministre français a la lourde tâche de rétablir de la crédibilité dans le budget de l’Etat, car en neuf mois le Budget 2024 et 2025 aura dérapé sous les précédents gouvernements, de 100 milliards d’euros par rapport aux prévisions initiales.

Ce délitement de la qualité de la dette commence à se faire sentir, comme étant le signe d’un déclassement progressif de la dette française. La prime de risque de cette dernière par rapport à la dette allemande varie désormais entre 70 et 80 points de base, plus que l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande, mais moins que l’Italie par exemple. L’écart de taux était de 55 points de base il y a un an.

La qualité de la dette publique française est souvent comparée à celle d’autres pays européens, notamment l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal. En 2023, la dette publique de la France atteignait 110,6 % du PIB, contre une moyenne de 81,7 % dans l’Union européenne à 27 pays. En comparaison, l’Allemagne avait une dette publique de 63,6 % du PIB, l’Espagne de 107,7 % et le Portugal de 99,1 %.

Une relative confiance des investisseurs internationaux et des agences de notation

Les agences de notation jouent un rôle crucial dans l’évaluation de la qualité de la dette publique. Actuellement, la France est classée comme suit par les agences de notation Fitch et Moody’s.

  • Fitch : Aa2 (stable)
  • Moody’s : Aa2 (stable)
  • Standard & Poor’s : AA- (stable), cette notation reflétant une évaluation positive de la capacité de la France à honorer ses obligations financières, malgré un niveau élevé de dette publique.

Ces notations indiquent que la France est toujours considérée comme un emprunteur privilégié, bien que sa dette soit élevée par rapport à certains autres pays européens.

Un statut d’emprunteur privilégié relativement conservé

La France a réussi à maintenir son statut d’emprunteur privilégié fin 2024, grâce à plusieurs facteurs.

  • une stabilité économique : la France a montré une relative stabilité économique malgré les défis mondiaux, ce qui a renforcé la confiance des investisseurs internationaux
  • les politiques fiscales et monétaires suivies : les mesures fiscales et monétaires adoptées par le gouvernement français ont contribué à maintenir un environnement économique favorable
  • une bonne réputation : la France bénéficie d’une solide réputation sur les marchés internationaux, ce qui facilite l’accès aux financements à des taux compétitifs, même si elle doit souvent payer des taux d’intérêt plus élevés que des pays comme l’Allemagne en raison de sa dette publique plus élevée.

La France n’est pas en matière de dette publique la plus mauvaise élève de l’Europe

Elle n’est pas la plus mauvaise élève de l’Union européenne en termes de taux d’endettement et de statut d’emprunteur, mais elle fait partie des pays avec les taux d’endettement les plus élevés. En effet, en 2024, la dette publique de la France atteint environ 110,8 % de son PIB, ce qui est élevé, mais bien inférieur à celui de la Grèce (159,8 %) et de l’Italie (137,7 %) !

Par ailleurs, la France est l’un des plus grands contributeurs au budget de l’UE, avec une contribution annuelle moyenne de 22,45 milliards d’euros, ce qui montre que, malgré son taux d’endettement élevé, la France joue un rôle très important dans le financement de l’Union européenne.

Conclusion

La France a su naviguer parmi les défis économiques et maintenir son statut d’emprunteur privilégié grâce à une combinaison de stabilité économique, de politiques fiscales et monétaires efficaces, et d’une solide réputation internationale.

Mais bien qu’elle ait réussi à conserver son statut d’emprunteur privilégié, elle doit continuer à surveiller et à gérer sa dette publique pour maintenir cette position. Les efforts du gouvernement pour réduire progressivement la dette par rapport au PIB sont cruciaux pour assurer la soutenabilité financière à long terme.

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Didier Brochon Rédacteur Expert en Fiscalité

Didier Brochon Rédacteur Expert en Fiscalité

Dans la filière fiscale, je suis particulièrement compétent et formaté pour la fiscalité des entreprises et des particuliers, le contrôle fiscal et son assistance, les conseils aux entreprises et aux particuliers, le traitement des contentieux suite aux contrôles fiscaux, l'assistance aux vérifications de comptabilité informatisées (compétence informatique particulière dans le traitement des données), mais apte à défendre de la même manière un contrôle fiscal des particuliers (contrôle sur pièces, ou un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'ensemble; impositions directes locales: taxe d'habitation, taxes foncières), je suis également compétent dans une autre spécialité mal connue, y compris de beaucoup d'avocats, les évaluations domaniales de valeurs vénales et de valeurs locatives d'immeubles, évaluations des indemnisations en matière d'expropriations pour cause d'utilité publique, et leurs contentieux (au sein de l'Agence France Domaine en qualité de Chargé de mission, évaluateur et commissaire du gouvernement devant le Juge de l'expropriation et devant les SAFER).

Ma carrière administrative m'a valu d'exercer dans pratiquement tous les domaines du droit fiscal, y compris international, au sein de plusieurs Grandes Directions Nationales (ex-DSGI aujourd'hui DRESG ; DNVSF, en liaison avec Bercy, puis dans une Grande Direction Régionale de contrôles fiscaux, la DIRCOFI Centre-Val de Loire). 

Plus que mes compétences techniques très étendues, ma personnalité s'est toujours distinguée par une exigence de rigueur, mon adaptabilité, l'esprit d'analyse et de synthèse, le pragmatisme, la créativité, réactivité, curiosité, l'aisance relationnelle et en équipe, la vitesse de compréhension et d'exécution, le goût de l'initiative, des responsabilités et de la négociation. J'aurais pu par exemple intégrer un cabinet spécialisé, pour assurer la défense des intérêts des clients dans les domaines précités. J'aurais tout aussi bien pu travailler en "back office" en défense et recours des contribuables vérifiés, sur études des dossiers, ou les assister pendant les vérifications. Mes principaux hobbies sont : musique, art en général et littérature en particulier, étant auteur publié, et je suis également intéressé par l'activité de rédacteur.

Mes compétences fiscales et "para-fiscales" sont des plus étendues : juridiques (droit civil, fiscal et pénal découlant du fiscal, et droit de l'urbanisme + droit administratif, public et constitutionnel).

Aujourd'hui à la retraite, je reste actif en qualité d'auto-entrepreneur, en matière de conseils et défense en fiscalité des particuliers uniquement, et secondairement conseil dans les activités liées à l'écriture. Mon site web professionnel est https://www.cdjf-casav.com, où je réponds aux contribuables (ou écrivains) qui me sollicitent (mes tarifs et honoraires y sont clairement mentionnés).

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