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KPMG croit au potentiel du Metaverse, mais surtout dans le cadre du B2B

Après un engouement initial pour le concept du métavers, qui est arrivé sur le devant de la scène en octobre 2021 après que Facebook ait décidé de se renommer en « Meta », et de faire du métavers sa stratégie principale, les investisseurs se sont petit à petit désintéressés.

Pire, les derniers résultats financiers de Meta ont montré que ses efforts en termes de métavers ne portent pas leurs fruits, et que le grand public reste pou l’instant peu enclin à fréquenter les mondes virtuels.

Le métavers plus adapté au B2B qu’au grand public ?

Mais alors que le succès du métavers auprès du grand public est en doute, le cabinet d’audit KPMG prévoit de son côté de tenir des réunions de direction et conclure des contrats de plusieurs millions de dollars avec ses clients dans le Metaverse, étudiant actuellement comment cette technologie pour l’intégrer à sa stratégie d’entreprise.

Dans une interview récente, James Mabbott, de KPMG, a déclaré que le cabinet voyait un réel potentiel dans la technologie :

« Je pense que les applications vraiment intéressantes se situeront dans le contexte interentreprises […] Et je pense que c’est là que l’argent se trouvera [encore] plus que dans la participation des consommateurs. »

En d’autres termes, KPMG croit davantage au potentiel du métavers dans les activités B2B qu’en tant qu’outil de marketing à destination du grand public.

Cependant, cela n’empêche pas KPMG de se pencher également sur les opportunités potentielles sur les plates-formes Metaverses publiques, ne serait-ce que pour s’informer des possibilités existantes et ce qu’elles pourraient représenter pour les clients, a déclaré Mabbott.

KPMG souligne les avantages du métavers

Évoquant les plateformes telles que Zoom, Google Meet, ou encore Teams de Microsoft dont l’utilisation a explosé avec la pandémie de covid-19, il a souligné que ces outils ne répondent pas à tous les besoins.

« La partie qu’ils ne résolvent pas est la composante émotionnelle » a-t-il déclaré, soulignant qu’ »avec le Metaverse, vos sens sont détournés, et vous avez l’impression d’être dans cet environnement. C’est ce qui manque dans notre Zoom actuel et dans Teams. »

Or, pour KMPG, c’est cette dimension qui est tout l’intérêt du métavers :

« C’est ce sentiment d’être dans la pièce et d’être capable de lire le langage corporel [des autres] et de sentir que vous êtes là. C’est la prochaine étape que je pense que ces technologies vont apporter », a expliqué le représentant de KPMG.

Rappelons que KPMG s’intéresse depuis déjà un moment au Metaverse. Au mois de juin, le cabinet d’audit a notamment investi 30 millions de dollars dans la formation des employés au Web3 pour ses équipes d’Amérique du Nord.

Notons pour terminer que selon un rapport publié en juin par McKinsey, le Metaverse devrait représenter un marché de 5 000 milliards de dollars d’ici à 2030, mais les estimations sont encore hasardeuses et varient beaucoup. En effet, à titre de comparaison, on notera que la banque Citi pense quant à elle que le marché total adressable pour l’économie du Metaverse pourrait atteindre 13 000 milliards de dollars dans moins de 10 ans.

David Marcel

Vétéran du Forex en tant que trader, formateur et analyste, David Marcel a su recycler son expérience du marché des devises dans le monde des cryptomonnaies. Également analyste technique expérimenté, David écrit des analyses et des articles accessibles aux débutants, mais qui offrent également des informations utiles pour le trading crypto au quotidien.