Le secteur privé français ralentit plus que prévu en juin

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France

Après avoir vu sur la journée d’hier une progression de 0,4 % pour le CAC 40, les investisseurs ont pu prendre connaissance ce mardi des chiffres de l’indice PMI.
Ces derniers décrivent un ralentissement de l’activité des entreprises françaises qui dépasse les anticipations des experts dans le négatif pour le mois de juin, sans doute en conséquence des pressions inflationnistes qui pèsent sur la seconde économie de la zone euro.

Pour rappel le sigle PMI (pour l’anglais Purchasing Managers Index) est un indicateur composite qui désigne l’activité manufacturière et les services d’un pays.

L’entreprise spécialisée dans l’analyse financière S&P Global a annoncé que son indice PMI relatif au secteur des services en France a subi une lourde chute, faisant passer celui-ci de 58,3 points au mois de mai à 53,9 points pour juin. Une baisse qui est malheureusement plus forte que ce que les anticipations laissaient présager, avec un score attendu de 54,4 points pour le mois de juin soit une différence de 0,5 points. À noter qu’un indice au dessus de 50 points marque une croissance.

De plus l’indice PMI composite global de S&P Global qui englobe cette fois-ci à la fois les secteurs des services ainsi que les activités manufacturières a également chuté pour le mois de juin avec un score à 52,5 points après avoir atteint les 57 points en mai. Un résultat qui est par ailleurs également inférieur aux prévisions, précédemment évaluées à 52,8 points pour le mois de juin.

Andrew Harker, directeur économique de S&P Global Market Intelligence a fait le constat suivant :

« Alors que le secteur des services français restait en territoire de croissance à la fin du deuxième trimestre, on a observé une nette perte de vitesse au cours du mois, les répondants à l’enquête PMI soulignant l’hésitation des clients face à des conditions économiques incertaines ».

Le gouvernement français a réduit ses prévisions de croissance

Le gouvernement français a réduit ses prévisions de croissance économique pour 2022 suite aux pressions inflationnistes, dans une déclaration il a par ailleurs annoncé que le chiffre de la croissance envisagée pour 2022 serait de 2,5 % ce qui représente une baisse face à la précédente estimation de croissance qui était de 4% en conséquence des suites de la crise épidémique ainsi que de la vague Omicron.

A ce phénomène s’ajoute un autre événement : l’impact du dégel de la demande accumulée lors des périodes de confinement est en train de s’effacer en conséquence de l’effondrement de la confiance des entreprises et des ménages ainsi que de l’augmentation rapide du coût de la vie.

Andrew Harker déclare également :

« Avec la chute de la production manufacturière et le ralentissement de la croissance du secteur des services, les signaux d’alarme économiques clignotent au début du troisième trimestre ».