Les OPCVM « de fonds alternatifs »

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a gestion alternative se définit fréquemment comme une gestion indépendante des indices et des performances des marché. Compte tenu du caractère particulier de ce type de gestion, un avertissement spécifique à cette gestion est inséré systématiquement dans le prospectus des OPCVM alternatifs qui est validé par l’Autorité des marchés financiers.

Evolution des encours des différentes catégories d’OPCVM
Evolution des encours des différentes catégories d'OPCVM

 

Définition

Les OPCVM « de fonds alternatifs » sont des fonds investis à plus de 10 % dans d’autres OPCVM (français ou étranger) mettant en œuvre des stratégies dites « alternatives » (on parle également de multi gestion alternative ou de gestion alternative indirecte).

OPCVM en gestion alternative

Les investisseurs qui souhaitent investir dans le cadre de ce mode de gestion peuvent le faire soit, à travers les fonds de fonds alternatifs soit, avec les OPCVM agréés à règles d’investissement allégées (OPCVM Aria) et les OPCVM Aria EL (à effet de levier).

Objectifs

La gestion alternative a pour objectif d’atteindre un niveau de performance absolue, de préférence stable, déconnecté de la tendance générale des marchés actions ou obligations, tout en minimisant les risques.

L’objectif n’est pas de faire mieux qu’un indice de référence mais de rechercher la valorisation du capital dans des conditions de risque prédéfinies.

Techniques

La gestion alternative désigne un ensemble de techniques et de stratégies financières très varié. Il s’agit plutôt de stratégies alternatives au pluriel avec un ensemble de stratégies d’investissement dont les principes sont aussi hétérogènes que les performances.

La gestion alternative est fortement utilisatrice d’arbitrage qui consiste à exploiter des écarts de prix considérés comme injustifiés. Il peut par exemple s’agir d’arbitrage sur des produits de taux ou sur des fusions-acquisitions. La stratégie event driven vise à profiter des mouvements sur les cours provoqués par les rapprochements d’entreprises (OPA, OPE, fusions,…).

L’arbitrage peut aussi consister à acheter des obligations convertibles supposées sous-évaluées tout en vendant à découvert l’action sous-jacente.

La recherche de l’effet de levier consiste quant à elle à emprunter du cash pour augmenter la taille effective du portefeuille qui est normalement uniquement constitué des capitaux apportés par les investisseurs.

La stratégie du Neutral market consiste à se décorréler de l’évolution d’un indice. Les variations d’un indice ne doivent pas avoir d’influence sur la performance.

La stratégie va consister à être acheteur sur un sous jacent et vendeur sur un autre sous jacent. La problématique de l’investisseur n’est plus alors de savoir si un indice va monter ou va baisser. Il doit identifier quelle est la valeur qui progressera le plus si le marché monte et quelle est la valeur qui chutera le moins si le marché baisse. Il est donc essentiel de ne pas se tromper dans le choix des valeurs achetées et vendues.

Avec la stratégie global macro, le gérant anticipe et cherche à exploiter les grands mouvements macro-économiques (devises, taux d’intérêts, matières premières,…). Le gérant peut aussi faire le choix de se positionner sur des sociétés en grande difficulté et dont le risque de faillite est proche.

Mise à jour le 07/03/2012

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